Le port de Douala-Bonabéri a célébré ses 150 ans d’histoire. Une étape marquante pour le poumon économique du Cameroun, mais aussi une source d’inspiration pour Kribi, la jeune infrastructure portuaire qui veut devenir le futur hub industriel et logistique du pays.
Une cérémonie qui inspire Kribi
Samedi, les 150 ans du port de Douala-Bonabéri ont été célébrés dans une ambiance solennelle et historique. Au-delà du symbole, cet anniversaire a servi de tremplin au Port autonome de Kribi (PAK). Son directeur général, Patrice Melom, a rappelé que si Douala est la doyenne, Kribi est le benjamin qui trace déjà son sillage.
« Contrairement à Douala qui fête ses 150 ans, Kribi n’a que 7 ou 8 ans. Mais nous n’attendrons pas aussi longtemps pour atteindre notre pleine maturité », a-t-il affirmé.
Patience et perspectives pour la jeunesse
Au-delà des infrastructures, Patrice Melom a insisté sur le rôle social de Kribi. Selon lui, l’histoire de Douala rappelle aux jeunes Camerounais qu’un port, comme une carrière, se construit dans le temps.
« Un port ne se construit pas en un jour. Mais nous travaillons déjà à attirer les projets miniers pour contribuer à résoudre le problème de l’emploi des jeunes », a-t-il souligné.
Une zone industrielle de 1 000 hectares
Le projet phare du PAK reste la création d’une immense zone industrielle de 1 000 hectares. Cet espace accueillera des entreprises modernes et servira de base aux grands projets miniers annoncés. L’extension du terminal à conteneurs est également en préparation, pour permettre à Kribi de traiter davantage de volumes et d’attirer les plus grands navires.
Kribi, pari sur l’avenir
Si Douala demeure le poumon économique avec son port historique, Kribi s’impose comme un relais stratégique pour l’avenir. Grâce à ses infrastructures modernes, sa profondeur naturelle et ses projets en cours, le port de Kribi ambitionne de devenir un hub industriel et logistique incontournable en Afrique centrale.
« L’histoire de Douala nous enseigne la patience, mais Kribi montre que la vision et les investissements accélèrent la montée en puissance », a conclu Patrice Melom.

