Le Royaume-Uni et la France ont annoncé avoir mené conjointement, samedi 3 janvier 2026, une frappe aérienne en Syrie contre une infrastructure souterraine soupçonnée d’être utilisée par le groupe État islamique (EI). Selon le ministère britannique de la Défense, l’opération s’est déroulée dans une zone montagneuse située au nord de l’ancienne cité de Palmyre, dans le centre du pays.
Dans un communiqué, le ministre britannique de la Défense, John Healey, a estimé que cette opération illustrait « la détermination du Royaume-Uni à se tenir aux côtés de ses alliés pour empêcher toute résurgence de Daech et de ses idéologies violentes au Moyen-Orient ». Au-delà de l’objectif militaire, la frappe revêt une dimension politique, visant à rappeler l’engagement durable des puissances occidentales dans la lutte contre le jihadisme.
Une cible stratégique dans le désert syrien
Londres indique que l’installation visée était « très probablement » employée par l’EI pour le stockage d’armes et d’explosifs. Les forces britanniques ont eu recours à des bombes guidées de précision Paveway IV afin de frapper plusieurs tunnels donnant accès au site. Une évaluation complète des dégâts est en cours, mais les premières analyses font état d’une frappe réussie.
Aucun détail n’a été fourni sur la nature exacte de la participation française, si ce n’est la confirmation du caractère conjoint de l’opération.
Une menace persistante malgré la défaite territoriale de l’EI
Bien que l’État islamique ait perdu l’essentiel de ses territoires en Syrie et en Irak en 2019, le groupe demeure actif. Ses combattants, dispersés dans le désert syrien, continuent de mener des attaques ponctuelles contre les forces locales et leurs alliés, exploitant la fragilité sécuritaire du pays, encore marqué par plus d’une décennie de guerre civile.
De plus, la région de Palmyre, occupée à plusieurs reprises par l’EI au plus fort du conflit syrien déclenché en 2011, reste l’un des principaux foyers de cette insécurité persistante.
Un contexte régional sous tension
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Cette frappe intervient dans un climat de tensions accrues au Moyen-Orient. Fin décembre, les États-Unis avaient annoncé avoir frappé plusieurs « bastions » de l’État islamique en Syrie, tuant au moins cinq jihadistes selon une ONG, une semaine après une attaque ayant coûté la vie à trois ressortissants américains dans le pays. Autant d’événements qui soulignent la persistance de la menace jihadiste et la volonté des acteurs occidentaux de maintenir une présence militaire ciblée dans la région.
Ainsi, en menant une frappe conjointe dans le centre de la Syrie, la France et le Royaume-Uni réaffirment leur engagement au sein de la coalition internationale et leur volonté de contenir une menace jihadiste toujours active dans une région instable.
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