Marchés publics : la catégorisation du BTP, un levier de compétitivité et de sécurisation de l’investissement public

Réunis à Douala, les acteurs du système des marchés publics ont renforcé leurs capacités sur la catégorisation des entreprises du BTP et la sécurisation des garanties, deux instruments clés pour améliorer la qualité de la dépense publique et stimuler l’économie nationale.

L’atelier national de renforcement des capacités des acteurs du système des marchés publics s’est tenu ce jeudi 08 janvier 2026 à Douala, sous le thème : « Enjeux de la catégorisation des entreprises du Bâtiment et des Travaux Publics et de la sécurisation des garanties dans les marchés publics ».

Présidant la cérémonie d’ouverture au nom du Ministre délégué à la Présidence chargé des Marchés publics, Aboubakary Haman Tchiouto, Secrétaire général des services du Gouverneur de la région du Littoral, a rappelé le rôle stratégique des marchés publics dans la mise en œuvre des politiques économiques de l’État.

Catégorisation du BTP : mieux encadrer l’accès à la commande publique

Dans un contexte marqué par l’augmentation des investissements publics en infrastructures, la catégorisation des entreprises du BTP apparaît comme un outil central de régulation du marché. Elle permet d’aligner les capacités techniques, financières et managériales des entreprises avec l’envergure des projets attribués. Ce mécanisme vise à réduire les risques de défaillance des entreprises adjudicataires, à améliorer la qualité des ouvrages livrés et à limiter les surcoûts liés aux retards et à la mauvaise exécution des travaux, autant de facteurs qui pèsent sur l’efficacité de la dépense publique.

 

Sécurisation des garanties : renforcer la confiance et la bancabilité des projets

Autre enjeu majeur abordé lors de cet atelier : la sécurisation des garanties dans les marchés publics, notamment à travers l’opérationnalisation de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDEC). La réforme du système des cautions, en particulier celle de l’avance de démarrage, introduit des assouplissements destinés à améliorer la trésorerie des entreprises tout en protégeant les intérêts de l’État. Cette évolution contribue à renforcer la bancabilité des projets publics et à fluidifier l’exécution des contrats.

Une meilleure gouvernance pour des entreprises plus compétitives

Face à la presse, Aboubakary Haman Tchiouto a souligné l’impact économique attendu de ces réformes : « Le Ministère des Marchés publics œuvre à rendre nos entreprises plus compétitives et plus professionnelles afin que les projets publics soient exécutés efficacement, au bénéfice des populations. »

De son côté, Tsala Eloundou Théophile, Conseiller technique n°2 au Ministère des Marchés publics, a précisé que l’atelier s’inscrivait dans la continuité des réformes engagées depuis l’entrée en vigueur du Code des marchés publics de 2018, visant à harmoniser la compréhension des textes et à sécuriser la chaîne de passation et d’exécution des marchés.

Vers une optimisation de la dépense publique

En renforçant les capacités des acteurs et en clarifiant les mécanismes de catégorisation et de garanties, l’État entend améliorer la performance globale du système des marchés publics. À terme, ces mesures devraient contribuer à une meilleure qualité de l’investissement public, à la structuration du tissu entrepreneurial national et à un impact économique plus durable des projets d’infrastructures.

Georges Potain

Learn More →

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *