Accra a retenu son souffle mercredi soir. À la base aérienne, le silence a parlé plus fort que les mots lorsque les cercueils des huit militaires tombés dans le crash d’hélicoptère à Adansi sont arrivés. Le Ghana leur a rendu les honneurs, dans une émotion partagée par toute la Nation.
UN CIEL LOURD D’ÉMOTION À ACCRA
Mercredi 6 août, 21h30. Le vrombissement d’un hélicoptère fend le ciel noir d’Accra, non pas pour une mission, mais pour ramener les corps de huit soldats fauchés dans un crash tragique. L’accident s’est produit à Adansi, dans la région d’Ashanti, au centre du pays. Depuis, le Ghana vit au rythme du deuil.
À la base aérienne de la capitale, c’est dans une atmosphère empreinte de gravité que les dépouilles ont été reçues. La cérémonie, brève mais poignante, a vu la présence d’une délégation de haut niveau, conduite par Julius Debrah, chef d’état-major. À ses côtés, plusieurs figures du gouvernement et du parti au pouvoir.
UNE NATION UNIE AUTOUR DE SES HÉROS
Fifi Fiavi Kwetey, secrétaire général du Congrès national démocratique, les ministres Felix Kwakye Ofosu (Communication) et Haruna Iddrisu (Éducation), ainsi que Joyce Bawa Mogtari, proche collaboratrice du président, faisaient partie du dispositif d’accueil. Ensemble, ils ont tenu à manifester la solidarité de l’État et du peuple ghanéen envers les familles endeuillées.
Les cercueils, recouverts du drapeau national, ont été descendus un à un sous les regards figés, entre larmes discrètes et prières silencieuses. Les honneurs militaires ont été rendus, suivis de bénédictions religieuses. Les corps ont ensuite été transférés à la morgue, en attendant les cérémonies funéraires officielles.
DEUIL NATIONAL ET OBSÈQUES REPORTÉES
En hommage à ces soldats morts en service, le président a décrété trois jours de deuil national. Les drapeaux sont en berne à travers tout le pays, et une minute de silence a été observée ce jeudi dans plusieurs institutions publiques et écoles.
Dans le même temps, les obsèques de Ibrahim Murtala Mohammed, ministre de l’Environnement et député de Tamale Central, initialement prévues pour cette semaine, ont été reportées. Aucune date n’a été communiquée, et les raisons de ce report restent pour l’heure inconnues.
UN DRAME QUI RAVIVE LES INTERROGATIONS
Alors que l’émotion est à son comble, de nombreuses voix appellent à la transparence sur les circonstances exactes du crash. L’armée a promis une enquête approfondie. Pour l’instant, le Ghana pleure ses héros et se recueille dans l’unité.

