Depuis le 26 juillet 2025, le siège du MANIDEM à Akwa est placé sous haute surveillance militaire. Le parti politique dénonce une entrave à ses activités, qu’il qualifie de tentative d’intimidation, et exige le retrait immédiat des forces de l’ordre déployées jour et nuit devant sa permanence.
À quelques heures de la publication de la première liste des candidatures validées pour la présidentielle du 12 octobre 2025, une escouade de forces de défense et de maintien de l’ordre a investi le siège du Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie (MANIDEM) au carrefour TIF à Akwa, Douala. Depuis lors, gendarmes et policiers campent devant la permanence, bloquant l’accès aux journalistes, militants et visiteurs.
Le parti dénonce une violation des libertés
Dans son communiqué daté du 20 août, signé par son président national Anicet Georges Ekane, le MANIDEM parle d’une « violation flagrante des droits et libertés » et d’une tentative d’intimidation visant ses militants. Le parti affirme être la cible d’un « acharnement » politique, rappelant que d’autres formations poursuivent leurs activités sur le terrain sans entrave.
Un contexte tendu après la non-validation d’une candidature
Le MANIDEM estime que cette mesure fait suite à l’injustice déjà subie par son parti, après le rejet de la candidature de Maurice Kamto, qu’il soutenait pour l’élection présidentielle. Le communiqué parle d’une « œuvre de persécution » menée par le pouvoir en place.
Un appel aux autorités et menace d’action judiciaire
Le MANIDEM exige le retrait immédiat des forces de l’ordre stationnées devant son siège, dénonçant les conditions de vie « à la merci des intempéries » dans lesquelles elles ont été abandonnées. Le parti se réserve également le droit de porter l’affaire devant les instances juridictionnelles nationales.

