À l’orée du processus électoral à la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT), le ministère des Sports et de l’Éducation physique interpelle la fédération sur plusieurs manquements et sur la nécessité de respecter la légalité des procédures. Exclusion de clubs, non-organisation de championnats, flou sur la composition des collèges électoraux : la tutelle pose des exigences pour un scrutin transparent et équitable.
Dans une correspondance adressée au président de la FECAFOOT, le ministre des Sports et de l’Éducation physique rappelle à l’ordre l’instance faîtière du football camerounais au sujet de l’organisation du scrutin électoral prévu entre août 2024 et novembre 2025. Le ministère souligne que toute modification statutaire ne peut être appliquée qu’après validation lors d’une Assemblée Générale, conformément aux textes en vigueur, faute de quoi l’élection pourrait être frappée de nullité.
Exclusions et contestations
Le document pointe la convocation irrégulière d’Assemblées Générales de Ligues départementales hors de leur territoire de compétence ainsi que l’absence d’organisation de championnats dans plusieurs départements. Le ministère relève aussi l’exclusion de certains arbitres et clubs du processus, alimentant un climat de contestation chez les acteurs du football local.
Clubs créés hors délai
L’intégration dans le corps électoral de clubs créés récemment et n’ayant pas participé aux championnats 2024-2025, ainsi que l’exclusion de clubs pourtant en règle avec leur affiliation et le paiement de licences, posent question et suscitent de nombreuses protestations. Le département du Nord, par exemple, compte onze clubs écartés tandis que dans l’Adamaoua, plusieurs clubs sont privés de compétition malgré le règlement de leurs obligations statutaires.
Un électorat transparent et inclusif
Face à ces multiples dysfonctionnements, le ministère exige de la FECAFOOT la garantie d’un processus électoral équitable, transparent et conforme aux statuts en vigueur. Il est notamment question de revoir les collèges électoraux, d’intégrer les clubs et arbitres lésés, et de cesser toute exclusion arbitraire. Sans quoi, la crédibilité du scrutin et la légitimité des futurs dirigeants du football camerounais pourraient être sérieusement remises en cause.

