Réuni à Yaoundé le 11 septembre 2025, le Comité interministériel des infrastructures ferroviaires (Comifer) a fait le point sur les projets en cours. Entre appels d’offres imminents, nouveaux investisseurs et grands chantiers structurants, le rail camerounais s’apprête à franchir une nouvelle étape vers sa modernisation.
La 45ᵉ session du Comifer a permis de dresser un état des lieux du secteur ferroviaire, encore marqué par des contraintes, mais en pleine mutation. L’objectif : faire du rail un outil stratégique de développement économique, en améliorant sécurité, fiabilité et productivité.
Appels d’offres dès octobre 2025
Claude Misse Ntone, directeur des Transports ferroviaires au ministère des Transports annonce que « Le démarrage effectif de ce programme au niveau infrastructurel est prévu pour le mois d’octobre 2025. Je parle des appels d’offre qui vont être lancés pour les fournitures. »
Une annonce qui confirme le passage à la vitesse supérieure pour concrétiser les ambitions du programme quinquennal en cours.
Des investisseurs séduits par le rail camerounais
« Grande est notre satisfaction de constater l’intérêt de plusieurs investisseurs pour ces projets, au rang desquels l’entreprise émiratie Etiya Rad ou encore le groupement AGL CAMALCO avec lesquelles les discussions sont en cours. » fait savoir Njoya Nzakariaou, ministre délégué auprès du ministre des transports
Cette ouverture aux partenaires étrangers traduit l’importance stratégique du rail dans l’attractivité économique du pays et la mobilisation de financements nécessaires.
Des projets d’envergure sur la table
Parmi les priorités évoquées l’acquisition de 60 voitures voyageurs, contre 25 initialement prévues, l’extension du chemin de fer vers le Tchad, la nouvelle ligne Edéa-Kribi-Lolabé pour dynamiser le port en eau profonde et le Projet Mbalam-Kribi, qui devrait entrer en phase active en 2026 grâce au partenariat public-privé signé en 2022.

