Éducation : une grève nationale annoncée dès le 6 octobre

Éducation : une grève nationale annoncée dès le 6 octobre

Le Syndicat National des Enseignants du Supérieur (SYNES) et le Collectif des Organisations des Enseignants du Cameroun (COREC) ont annoncé, le 10 septembre à Douala, une grève générale des enseignants à partir du 6 octobre, lendemain de la Journée mondiale des enseignants. Entre arriérés impayés, dette académique et crise du système éducatif, les syndicats dénoncent une situation explosive.

Un système éducatif en crise profonde

Face aux journalistes réunis à Douala, le SYNES et le COREC ont dressé un état des lieux inquiétant : 25 ans de dette académique encadrement gratuit des jurys de thèse et mémoires de Master, Arriérés de 10 à 15 ans pour certains enseignants du secondaire, Impayés de plus de 21 ans dans le supérieur.

Le SYNES rappelle avoir sollicité une audience auprès du chef de l’État en janvier 2025, sans réponse à ce jour.

Témoignages chocs des syndicats

Le Pr Wogaing Fotso Jeannette, Secrétaire Générale du SYNES fait savoir que « Plus de 70 % des élèves du primaire et du secondaire ne savent pas lire ni écrire. Avant la rentrée 2025/2026, plus de 1 020 enseignants ont quitté le pays, ce qui illustre la gravité de la crise éducative au Cameroun. »

Pour le Dr Laurain Assipilo de Université de Douala « Le syndicat doit soutenir les candidats qui s’engagent pour une réforme de notre système éducatif. Dans le secondaire, l’approche par compétences a été imposée sans que les enseignants aient eu le temps nécessaire pour l’assimiler. »

Des actions de protestation graduelles

Au Primaire et secondaire ils recommandent la sensibilisation des élèves et parents sur les causes de la grève. Dans les Universités, le boycott des réunions institutionnelles, mais maintien de la présence sur les campus. Les syndicats veulent mobiliser toute la communauté éducative pour donner de la force à leur mouvement.

Une revendication à forte connotation politique

À l’approche de la présidentielle, le SYNES et le COREC préviennent : ils soutiendront tout candidat qui placera l’éducation au centre de son projet. Mais ils se disent également ouverts au dialogue avec le gouvernement, pour redonner à l’école la place qu’elle mérite dans le développement du Cameroun.

Georges Potain Likeng

La Rédaction

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