À Douala, quartier Bois de Singe, la rentrée scolaire rime avec désillusion. Depuis la fermeture de plusieurs établissements secondaires privés clandestins, des milliers d’élèves se retrouvent dans la rue. Entre petits métiers, travaux ménagers et journées devant la télévision, les parents redoutent déjà une année blanche.
Une semaine après la rentrée, les rues du quartier Bois de Singe sonnent creux. Aucun uniforme, aucun attroupement d’élèves : les écoles clandestines fermées, les classes se sont vidées. Certains jeunes s’improvisent manœuvres sur des chantiers, d’autres s’initient à la menuiserie pour occuper leurs journées.
Un quartier sans lycée pour plus de 30 000 élèves
Avec plus de 100 000 habitants, dont près de 30 000 élèves du secondaire, Bois de Singe ne dispose d’aucun lycée public. Résultat : les familles, déjà fragilisées, n’ont pas d’alternative accessible.
« Ici, il n’y a pas de lycée… nous sommes des milliers sans solution », confie un élève désabusé.
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Des parents inquiets, des enfants livrés à eux-mêmes
Dans les domiciles, le constat est le même : des jeunes désœuvrés qui passent leurs journées devant la télévision.
« Nous ne savons plus quoi faire. Nous craignons que nos enfants perdent une année entière », alerte un parent d’élèves.
Le spectre d’une année blanche
Les bancs restent vides, les cahiers prennent la poussière, et l’avenir de milliers d’élèves semble suspendu. Tous expriment un vœu commun, que les pouvoirs publics trouvent une solution rapide pour éviter une année blanche qui serait lourde de conséquences pour cette jeunesse déjà fragilisée.

