Au quartier Centa Bolt à Nkwen, Bamenda, la matinée de ce lundi a viré au drame. Des séparatistes présumés ont ouvert le feu, tuant au moins deux personnes et incendiant un véhicule. Une attaque qui survient à peine une semaine après la reprise des classes dans la région du Nord-Ouest.
Le calme fragile de Bamenda a de nouveau été brisé. À Centa Bolt, dans le quartier Nkwen, les habitants se sont réveillés sous les flammes et les balles.
Un maçon, atteint mortellement alors qu’il circulait à moto, et un véhicule réduit en cendres rappellent la violence persistante. L’ombre de l’adolescente tuée au même endroit, deux semaines plus tôt, plane encore dans les mémoires.
Des séparatistes imposent le « ghost town »
Selon les riverains, une vingtaine d’assaillants armés, identifiés comme des séparatistes, ont envahi les rues. Leur objectif, s’assurer que le mot d’ordre de « ghost town » soit respecté. Un climat de peur qui s’installe durablement, renforçant la psychose des habitants déjà traumatisés.
Une violence qui se propage dans la région
La veille, à Batibo, c’est un engin explosif improvisé qui a éclaté dans un bar, situé à proximité d’un commissariat de police. Une série d’attaques qui rappelle la persistance de la crise sécuritaire dans les régions anglophones, malgré les efforts pour ramener la normalité.

