Le président de la République, Paul Biya, a quitté Yaoundé ce dimanche 21 septembre 2025 pour un séjour privé en Europe. Ce départ, à quelques jours du lancement de la campagne électorale de la présidentielle du 12 octobre, suscite l’attention du pays. Accompagné de la première dame Chantal Biya et d’une suite officielle, le chef de l’État a embarqué depuis l’aéroport international de Yaoundé Nsimalen.
Dimanche, en milieu de journée, le tarmac de Nsimalen a retrouvé son cérémonial habituel. Le tapis rouge soigneusement déployé, les honneurs étaient assurés par les plus hauts responsables de la présidence. Le Premier ministre Joseph Dion Ngute, le ministre d’État et secrétaire général de la présidence Ferdinand Ngoh Ngoh, ainsi que le ministre directeur du cabinet civil Samuel Mvondo Ayolo, étaient présents pour accompagner le départ du chef de l’État.

Une image soigneusement orchestrée
Aux alentours de midi, Paul Biya et la première dame, Chantal Biya, ont fait leur apparition. Quelques échanges rapides avec les personnalités présentes, puis le couple présidentiel a pris la direction de l’appareil qui les attendait.
À bord, une suite officielle accompagne le président : Samuel Mvondo Ayolo, le vice-amiral Joseph Fouda, conseiller spécial à la présidence, et Simon Pierre Bikele, chef du protocole d’État.

Un départ à la veille de la campagne
Ce séjour privé à l’étranger intervient dans un contexte particulier. À une semaine du lancement officiel de la campagne présidentielle du 12 octobre, chaque geste du président est scruté. Le déplacement ne fait pas partie des activités officielles mais demeure symbolique par son timing, à l’approche d’une échéance électorale cruciale pour le pays.
Un voyage sous le signe de la transition
À Nsimalen, l’instant s’est achevé par l’embarquement du couple présidentiel, laissant derrière lui un rituel bien rodé. Le chef de l’État s’offre une parenthèse européenne alors que le Cameroun s’apprête à entrer dans le tumulte électoral. Une scène qui illustre le contraste entre la routine protocolaire et les enjeux politiques imminents.

