Ngatt–Fébadi–Likok : on prépare la phase II des travaux

Ngatt–Fébadi–Likok : on prépare la phase II des travaux

Un atelier de cinq jours s’est ouvert le  22 septembre à Yaoundé pour planifier l’aménagement de la section Ngatt–Fébadi–Likok (environ 145 km), élément central de la Phase II de la Nationale N°15 — la fameuse Route Sud-Nord — cofinancée par la Banque Islamique de Développement.

L’axe Batchenga–Ntui–Yoko–Lena–Tibati–Ngaoundéré, connu comme la Nationale N°15, redevient le centre d’attention des décideurs : la phase II, qui comprend le tronçon Ngatt–Fébadi–Likok, entre désormais en phase de préparation opérationnelle. Cette portion, longue d’environ 145 km et divisée en deux lots, est présentée comme un maillon déterminant pour relier le Centre à l’Adamaoua et fluidifier le trafic national et régional.

Un atelier pour réduire les risques avant la pelle

Du 22 au 26 septembre, ingénieurs du Ministère des Travaux Publics, partenaires financiers et experts techniques se penchent sur tous les paramètres : aspects techniques, passation des marchés et procédures de décaissement, afin d’anticiper et de mitiger les risques avant le lancement des travaux sur le terrain. « Il est question de planifier l’exécution des projets sur toutes ces composantes : aspects technique, passation des marchés, décaissement. Et tous les risques de projets on les évoque pour les mitiger », détaille Jean-Michel Mbella Eboumbou, Directeur général des Travaux d’Infrastructures au MINTP.

Quels bénéfices pour les régions traversées ?

Sur le papier, les gains attendus sont multiples : réduction significative du temps de trajet (estimation de 5 h à 2 h pour certains liaisons), baisse du nombre d’accidents grâce à une route bitumée et continue, création d’emplois locaux (environ 1 500 postes annoncés le long du corridor) et émergence d’infrastructures socio-économiques (marchés, aires de service, accès aux soins). Ces retombées sont au cœur des discussions entre l’État et ses partenaires techniques et financiers, qui tablent sur un corridor structurant pour le développement régional.

Financement et gouvernance : un partenariat public-privé- multilatéral

Le projet Ngatt–Fébadi–Likok s’inscrit dans un montage financier soutenu par la Banque Islamique de Développement, qui joue un rôle clé dans le cofinancement et la définition des procédures de décaissement destinées à sécuriser la mise en œuvre. « On a discuté avec la partie nationale sur les mécanismes de mise en oeuvre de ce projet et nous allons continuer les discussions », indique Mamoudou Mahamat Mountala, responsable des opérations à la BID. Le décret et les accords de prêt encadrant ce financement précisent les modalités financières engagées par l’État et l’institution prêteuse.

Défis opérationnels et appel à la coordination

Les participants reconnaissent des défis : logistique d’approvisionnement, maîtrise foncière, gestion environnementale et sociale, capacité de contrôle des marchés et calendrier serré pour respecter les décaissements. L’atelier vise à lever ces verrous en alignant obligations contractuelles, jalons techniques et règles de gouvernance financière afin d’éviter les retards et surcoûts.

En conclusion : planifier pour réussir

La transformation de la Nationale N°15 en un couloir bitumé continu représente une promesse de désenclavement et d’intégration régionale. L’atelier du 22–26 septembre doit servir de moment de vérité : si gouvernance, financement et maîtrise technique sont alignés, la phase II — et singulièrement le tronçon Ngatt–Fébadi–Likok — pourra passer de la planche à dessin aux pelleteuses, avec des retombées concrètes pour les populations du Centre et de l’Adamaoua.

La Rédaction

Learn More →

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *