Selon les résultats provisoires publiés par le ministère de l’Intérieur, l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), fondée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, a raflé 55 sièges à l’Assemblée nationale. En revanche, le Parti démocratique gabonais (PDG) d’Ali Bongo Ondimba s’effondre avec seulement trois sièges.
Une percée fulgurante de l’UDB
Créée en juillet dernier, l’Union démocratique des bâtisseurs s’impose déjà comme la principale force politique du Gabon. Avec 55 sièges sur les 145 à pourvoir, la formation du président Oligui Nguema prend une nette avance. À l’inverse, le PDG, longtemps dominant sous le règne d’Ali Bongo, n’obtient que trois sièges, confirmant son recul historique.
Un second tour décisif
Le second tour est fixé au 11 octobre dans 77 circonscriptions. La majorité des duels opposeront directement l’UDB au PDG, dans un climat politique marqué par la volonté du pouvoir actuel de consolider son assise institutionnelle.
Ces élections s’inscrivent dans le cadre du retour progressif à un ordre constitutionnel après l’adoption d’une nouvelle Constitution en 2024. Celle-ci renforce le pouvoir présidentiel et limite celui du Parlement, désormais privé du droit de renverser le gouvernement.
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Un scrutin sous surveillance
Le scrutin du premier tour a été organisé sous l’égide du nouveau code électoral, critiqué par l’opposition. Celui-ci a notamment permis la participation de militaires aux élections, y compris du président Oligui Nguema lors de la présidentielle d’avril dernier.
D’après le ministère de l’Intérieur et la mission électorale de la société civile, le premier tour s’est déroulé de manière globalement satisfaisante. Toutefois, la Cour constitutionnelle reste ouverte aux recours jusqu’au 8 octobre, date limite pour contester les résultats provisoires.

