Budget 2026 : le Littoral donne le ton

L’année budgétaire 2026 a été officiellement lancée ce mardi 13 janvier 2026 dans la région du Littoral. La cérémonie s’est tenue à la salle des banquets des services du gouverneur, sous la présidence de Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, gouverneur de la région du Littoral.

En effet, pour l’exercice 2026, le budget de l’État est arrêté à 8 816 milliards de FCFA, soit une augmentation de 14 % par rapport au budget 2025. Ainsi, la région du Littoral bénéficie d’une enveloppe de 166 milliards de FCFA, dont 20 milliards en exécution des tâches locale et près de 90 % en exécution centrale pour le reste. Ce budget 2026 se caractérise par plusieurs innovations techniques et procédurales, appelant les acteurs budgétaires à une appropriation rigoureuse des nouvelles orientations.

De ce fait, les autorités ont mis l’accent sur la consolidation budgétaire, fondée sur deux axes majeurs : l’optimisation des recettes et la maîtrise des dépenses. S’agissant de la mobilisation des recettes, l’objectif est d’accroître significativement les recettes non fiscales et, par ailleurs, de renforcer les recettes fiscales classiques, notamment celles issues des vins et produits assimilés. Quant à la maîtrise des dépenses, elle passe par une allocation efficiente des ressources, tant à la phase de préparation que lors de l’exécution, afin d’éviter l’accumulation de dettes au sein des unités budgétaires.

Toutefois, certains risques budgétaires ont été relevés. Il s’agit notamment des enjeux sécuritaires, susceptibles de perturber l’exécution du budget, mais aussi des effets du changement climatique, qui influencent le coût de réalisation des dépenses publiques. Par ailleurs, l’impôt synthétique a été présenté comme une innovation majeure. Il s’agit d’un nouvel impôt issu de la consolidation des OTVP, auparavant collectées par les communes, dans le but de rationaliser et d’améliorer la mobilisation des recettes.

Intervenant au cours des échanges, Robert Simo Kengne, Directeur de la Dépense du Personnel et des Pensions à la Direction Générale du Budget, a souligné que les retards dans l’exécution budgétaire peuvent découler de plusieurs facteurs. Notamment, la désignation tardive des gestionnaires de crédits, la longueur des procédures administratives et les difficultés de paiement, lesquelles freinent l’exécution rapide des marchés publics.

Enfin, la cérémonie a connu la participation des représentants du ministère des Finances, de la Direction générale des Douanes, des Impôts, des Marchés publics, ainsi que des Eaux et Forêts. Il convient de préciser que ce lancement concerne exclusivement la circonscription financière du Littoral I, couvrant les départements de la Sanaga-Maritime et du Wouri.

Georges Potain

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