La Commission de coordination universitaire s’est tenue ce 11 septembre à Yaoundé, sous l’égide du ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur. Recteurs et responsables des 11 universités publiques ont dressé le bilan de l’année écoulée et tracé les grandes lignes d’une rentrée axée sur la professionnalisation, l’innovation et la digitalisation.
Réunis autour du ministre Jacques Fame Ndongo, les recteurs ont évalué l’année académique 2024-2025 et identifié les points à améliorer. Parmi les priorités, la problématique des diplômes, l’application de la loi de 2023 sur l’orientation de l’enseignement supérieur, et l’amélioration du cycle Master-Doctorat.
Le chancelier des ordres académiques a fixé le cap d’une rentrée tournée vers les défis de l’employabilité et de la qualité des formations.
Une année marquée par l’université-entreprise
Jacques Fame Ndongo, ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur « demande que cette année académique soit placée sous le signe de la consolidation de l’université-entreprise, centralisée dans la loi d’orientation. »
Cette orientation traduit la volonté d’arrimer plus fortement la formation universitaire aux besoins du marché de l’emploi, afin de faciliter l’insertion professionnelle des milliers de diplômés camerounais.
Les incubateurs, tremplins pour les étudiants
Roger Tsafack Nanfosso, président de la Conférence des chefs des institutions universitaires du Cameroun fait « constater que dans beaucoup d’universités d’État, il y a beaucoup d’incubateurs d’entreprise, qui permettent d’identifier de bonnes idées de nos étudiants, de les incuber et de les amener à créer des entreprises viables. Je puis vous assurer que beaucoup d’étudiants ont déjà créé des entreprises à partir de ces incubateurs. »
Ces initiatives confirment la montée en puissance de l’université-entreprise, perçue comme un levier d’innovation et un véritable laboratoire d’idées.
Digitalisation et professionnalisation en priorité
Outre l’entrepreneuriat, la Commission a réaffirmé l’urgence d’intensifier la digitalisation des enseignements et de renforcer la professionnalisation des filières. Objectif, adapter le système universitaire camerounais aux mutations technologiques et économiques tout en valorisant les compétences des étudiants.

