Souvent reléguées dans l’ombre, les travailleuses domestiques montent au créneau pour dénoncer les abus qui minent leur quotidien. Réunies à l’appel de leur association, elles interpellent le gouvernement et les employeurs afin que leur métier retrouve dignité et reconnaissance.
Dans l’intimité d’un métier sous-estimé
Des balais déposés, le temps d’un instant, pour prendre la parole et non la serpillière. Les femmes de ménage, d’ordinaire cantonnées aux couloirs et cuisines des maisons, se retrouvent autour d’une table pour repenser leur profession. Leur objectif es d’expurger les mauvaises pratiques qui empoisonnent leurs journées de travail.
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Entre employeurs et employées : un dialogue rompu
« Entre langue de bois et langage de sourds, femmes de ménage et patrons peinent à se parler », témoigne une participante.
Entre horaires à rallonge, salaires dérisoires et conditions souvent dégradantes, le fossé se creuse. La rencontre a pour but de solliciter la médiation du gouvernement, afin d’instaurer des règles claires et protectrices.
Plus qu’un plaidoyer : un cri de détresse
Ici, ce n’est pas seulement un discours policé. C’est un cri d’alerte porté par des femmes invisibles. L’Association pour le développement des assistantes de maison et des femmes et filles mères désœuvrées du Cameroun se présente en rempart, décidée à redonner à ce métier ses lettres de noblesse.
Pour elles, être femme de ménage ne devrait plus rimer avec précarité, mais avec dignité et reconnaissance sociale.

