Coopération sportive : la FECOFOOT 7 en mission d’échange au Cameroun

Arrivée mardi dernier en terre camerounaise, la délégation de la Fédération congolaise de football à 7 (FECOFOOT 7), conduite par son président Lorenzo Kizombe, a animé une conférence de presse ce mercredi 18 février 2026 dans un hôtel de Douala. Objectif : s’inspirer du modèle camerounais pour accélérer le développement du football à 7 en République démocratique du Congo.

Conduite par Lorenzo Kizombe, la délégation de la Fédération congolaise de football à 7 (FECOFOOT 7) séjourne au Cameroun dans le cadre d’une mission de coopération et de partage d’expériences. Selon les responsables congolais, cette visite s’inscrit dans une volonté affirmée de collaboration avec l’ Association camerounaise de football à 7 (ACFA7), dont le travail de vulgarisation et de structuration de la discipline est salué au-delà des frontières. « Ce qui motive notre présence au Cameroun, c’est de faire connaissance avec l’association camerounaise de football à 7 afin de développer un partenariat et apprendre ensemble pour faire grandir cette discipline », a déclaré Lorenzo Kizombe face aux médias.

S’inspirer d’un modèle déjà structuré

Au Congo, le football à 7 en est encore à la phase des entraînements et d’organisation progressive. Pour le président de la FECOFOOT 7, il était essentiel de venir observer de près un modèle plus avancé. « Ici, il n’y a pas de différence : c’est un sport comme un autre. Ce qui nous intéresse, c’est la manière dont il est développé et structuré », a-t-il expliqué, soulignant la nécessité pour son pays de comprendre les mécanismes organisationnels et réglementaires déjà mis en place au Cameroun.

À ses côtés, Patricia Kizombe Sylvie, vice-présidente de la FECOFOOT 7, a insisté sur la dimension inclusive du projet. En République démocratique du Congo, a-t-elle rappelé, les autorités encouragent la promotion du sport féminin. « Le football à 7 s’ouvre également aux femmes. Une structure dédiée aux sportives existe déjà et elle est dirigée par une femme », a-t-elle précisé, mettant en avant la volonté de valoriser le talent féminin dans la discipline.

Un cadre juridique distinct du football à 11

L’aspect juridique n’a pas été en reste lors de cette rencontre. Maître Bernard Bassong, avocat au barreau du Cameroun, a apporté des éclairages sur l’architecture réglementaire du football à 7. Selon lui, cette discipline ne doit plus être confondue avec le football à 11. « Il s’agit d’une autre manière de pratiquer le football, avec une organisation et une architecture propres », a-t-il souligné.

Il a également rappelé qu’à l’échelle internationale, des garanties existent déjà à travers l’accord de reconnaissance liant la FIFA à l’IFA7, ce qui confère une légitimité et un encadrement réglementaire à la discipline.

Pour Maître Bassong, l’avantage d’une fédération structurée repose notamment sur une veille statutaire et réglementaire permanente, permettant d’adapter les textes nationaux aux standards internationaux.

Un nouveau sponsor pour l’ACFA7

Autre temps fort de la conférence : la présentation officielle d’un nouveau partenaire pour l’Association camerounaise de football à 7. La structure a en effet annoncé l’arrivée du sponsor Switch, qui s’engage à soutenir l’ACFA7 à hauteur de 3 000 dollars américains par an. Un appui financier qui vient renforcer les ambitions de développement et de professionnalisation du football à 7 au Cameroun.

À travers cette visite, la FECOFOOT 7 et l’ACFA7 posent ainsi les bases d’un partenariat prometteur, avec en ligne de mire la structuration durable et l’expansion du football à 7 en Afrique centrale.

Georges Potain

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