Reçu en audience à Yaoundé par le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, le Haut-Commissaire britannique au Cameroun, Matts Woods, a évoqué l’état d’avancement de plusieurs projets d’infrastructures stratégiques. Une rencontre placée aussi sous le signe du climat, à quelques mois de la COP30 prévue au Brésil.
Coopération bilatérale renforcée entre Yaoundé et Londres. Ce début août, Matts Woods, le Haut-Commissaire du Royaume-Uni au Cameroun, a été reçu en audience par le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey. Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans le cadre du suivi des projets conjoints entre les deux États, notamment dans le domaine des infrastructures, mais aussi en prélude à la 30ᵉ Conférence des Parties sur le climat (COP30) prévue en novembre prochain.
Des projets d’infrastructures stratégiques
Trois projets majeurs ont concentré l’attention des deux personnalités : La route Ebolowa – Akom II – Kribi, axe clé pour la connectivité sud du pays ; La section urbaine de l’autoroute Yaoundé – Nsimalen, essentielle pour la fluidité du trafic vers l’aéroport international ; Le projet d’approvisionnement en eau potable dans 13 villes camerounaises, une initiative importante pour l’amélioration de la qualité de vie urbaine. Les discussions ont porté sur les mesures à envisager pour accélérer la mise en œuvre de ces chantiers, considérés comme structurants pour l’économie nationale. Le Royaume-Uni, par le biais de ses partenaires techniques et financiers, réaffirme ainsi son engagement dans le développement du Cameroun à travers un appui à ces projets à fort impact.
Climat : le Cameroun prépare sa feuille de route pour la COP30
L’audience a également été l’occasion d’aborder les préparatifs du Cameroun pour la COP30, qui se tiendra du 10 au 21 novembre 2025 à Belém, au Brésil. En tant que pays du Bassin du Congo, deuxième poumon écologique mondial après l’Amazonie, le Cameroun a un rôle de premier plan à jouer.
Le ministre Alamine Ousmane Mey et le diplomate britannique ont ainsi échangé sur les mécanismes pour attirer davantage de financements climatiques, notamment les fonds verts internationaux. Objectif : permettre au Cameroun de renforcer ses politiques de lutte contre les changements climatiques, tant sur les volets de l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre que sur l’adaptation aux effets déjà visibles (sécheresse, inondations, perte de biodiversité, etc.).
COP30 : des enjeux globaux, une action locale
La COP30, sous l’égide des Nations Unies, réunira des chefs d’État, des ministres, des scientifiques, des experts climat et des représentants de la société civile. Les objectifs sont clairs : Renforcer les engagements climatiques nationaux (NDCs), Mobiliser des financements à grande échelle, Assurer une transition énergétique juste, Favoriser l’implication des acteurs non étatiques et du secteur privé, Intégrer pleinement la dimension genre dans l’action climatique. Le Pacte mondial des Nations Unies mise notamment sur le rôle du secteur privé dans la concrétisation de l’Agenda 2030, à travers des solutions innovantes et durables.
Un partenariat stratégique en devenir
Ce dialogue entre le Cameroun et la Grande-Bretagne illustre une dynamique de coopération bilatérale active et ciblée, au croisement du développement durable, des investissements dans les infrastructures, et des enjeux climatiques globaux. Alors que l’urgence climatique s’intensifie, le Cameroun compte sur ses partenaires internationaux pour avancer à la fois sur les chantiers économiques et sur ses engagements environnementaux.
La balle est désormais dans le camp des techniciens, pour traduire ces engagements politiques en actions concrètes et visibles.

