Le Cameroun a désormais rendez-vous avec l’histoire sportive en décembre 2026. Le Comité National Olympique et Sportif du Cameroun (CNOSC) et la Ville de Douala ont scellé un accord stratégique pour l’organisation des 9e Jeux Nationaux – Dixiades 2026. Un défi sportif, mais aussi infrastructurel, que la capitale économique promet de relever avec panache.
Mardi 9 septembre 2025, la somptueuse salle des fêtes d’Akwa a vibré au rythme de la cérémonie de signature entre le CNOSC et la Communauté urbaine de Douala. Autour de la table, des personnalités de premier plan : Roger Mbassa Ndine, maire de Douala, colonel Hamad Kalkaba Malboum, président du CNOSC, et Grégoire Owona, coordonnateur général des Dixiades 2026.
Une édition stratégique pour la jeunesse
À un moment où de nombreux talents sportifs camerounais choisissent l’exil pour progresser, à l’image de Françoise Mbango, double championne olympique, les Dixiades apparaissent comme une rampe de lancement nationale. Ces jeux mettent en avant la jeunesse, la diversité des disciplines, mais surtout la nécessité de construire un socle d’unité par le sport.
Douala face au défi organisationnel
La grande question reste sur toutes les lèvres : Douala sera-t-elle à la hauteur ?
Le maire Roger Mbassa Ndine se veut rassurant : « Oui. Nous lancerons bientôt la construction d’une nouvelle infrastructure sportive à Bonabéri. »
Un projet qui va bien au-delà des Dixiades : il s’agit de doter la ville d’espaces verts, de lieux de convivialité et d’infrastructures durables pour les populations locales.
« Une région, une nation » : le pari de l’unité
Pour le colonel Hamad Kalkaba Malboum, le slogan choisi – « Une région, une nation » – illustre parfaitement l’ambition des jeux. « Le paysage sportif doit refléter l’unité nationale. Il faut donner à la jeunesse les infrastructures nécessaires, non seulement à Douala mais dans ses environs », a-t-il martelé, invitant les autorités locales à œuvrer pour une organisation exemplaire.
Quatorze ans après avoir accueilli sa dernière grande compétition, Douala s’apprête à écrire une nouvelle page de son histoire. Si les promesses d’infrastructures et d’organisation sont tenues, les Dixiades 2026 pourraient entrer dans les annales comme une édition de référence, symbole de la relance du sport de masse et de la vitalité d’une jeunesse camerounaise en quête d’opportunités.
Georges potain likeng

