CEMAC : le Cameroun en tête des prêts bancaires, au premier trimestre 2022

 CEMAC : le Cameroun en tête des prêts bancaires, au premier trimestre 2022


Les établissements de crédit installés au Cameroun se maintiennent au peloton de tête du marché du crédit bancaire en zone Cemac, espace économique et monétaire comprenant également le Congo brazza, le Gabon, le Tchad, la RCA et la Guinée équatoriale
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Le rapport sur « l’évolution des taux débiteurs pratiqués par les établissements de crédit dans la zone Cemac, publié le 12 octobre 2022 par la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), indique que durant le premier trimestre de l’année en cours, soit du de janvier à fin mars dernier, 4 banques camerounaises ont accordé à elles seule 67,9% des prêts bancaires enregistré dans la zone économique.


Il s’agit d’Afriland First Bank, situé au premier rang avec 19,88% du montant global des crédits octroyés. La SCB Cameroun prend la deuxième position avec 18,31% des parts. Puis en troisième position, vient la société Générale Cameroun avec 16,16% des parts de marché, et en quatrième position se trouve la Bicec avec 13,06% des parts.


Ce n’est toutefois pas l’occasion de s’en réjouir
Ce leadership qui n’est d’ailleurs pas une première pour le Cameroun, est d’autant plus compréhensible, qu’avec un réseau de 18 banques agréées, le pays, qui abrite également 40% du tissu industriel de la Cemac, selon diverses données officielles, dispose, à lui tout seul, de près de 50% du réseau bancaire de la communauté.


En dépit de cette nette domination du marché du crédit dans la zone Cemac, les banques camerounaises ont le devoir en leur qualité de leader, d’impulser l’amélioration de l’accès aux crédits au sein de la communauté. la CEMAC est en effet classée parmi les régions du monde où le phénomène d’exclusion financière est le plus important. Selon les chiffres de la banque mondiale, c’est seulement 18 % de la population adulte qui possède un compte bancaire, 10 % de cette population dispose d’une épargne, alors que seulement 4 % de celle-ci, bénéficie d’un emprunt auprès d’une banque.


Une rédaction de Boris Ngounou

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