Exploitation forestière : hausse annoncée de la production du bois au Cameroun au premier trimestre 2022

 Exploitation forestière : hausse annoncée de la production du bois au Cameroun au premier trimestre 2022

Billes de bois

Selon le test prévisionnel de conjoncture de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), document trimestriel prospectif sur l’évolution des activités économiques dans les six pays de la zone Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA et Guinée équatoriale), la production du bois devrait en hausse au Cameroun au cours des trois premiers mois de l’année 2022, par rapport à la même période en 2021.

À en croire la même source, plusieurs raisons sous-tendent ces prévisions optimistes. « La production forestière s’inscrirait à la hausse au premier trimestre 2022, en raison d’une météo plus clémente avec le passage à la saison sèche, plus propice aux activités forestières. En effet, l’accès facile à la ressource favorise la reprise des activités dans les usines de transformation du bois et par conséquent, l’approvisionnement des marchés locaux et extérieurs. En outre, le renouvellement de certains titres d’exploitation, l’admission en prorogation des titres d’exploitation de l’année écoulée et l’écoulement des stocks résiduels de l’exercice 2021 favoriseraient également les activités forestières au premier trimestre 2022 », explique la BEAC.

Ces projections de la banque centrale des pays de la Cemac sont une bonne nouvelle pour le Cameroun, dont le bois est parmi les 10 principaux pourvoyeurs des recettes d’exportations. Des recettes qui ont été quelque peu plombées ces dernières années, à cause de la chute de la production. En effet, selon une note économique que vient de publier le ministère français de l’Économie, « au Cameroun, la production est en baisse depuis 2018. Elle s’élève à 2,4 millions de m3 en 2021, contre 3 millions en 2018 », apprend-on.

À en croire la même source, cette baisse de l’exploitation forestière est le fait de la crise sécuritaire qui sévit dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-ouest depuis fin 2016. En effet, pris en tenaille entre les menaces sur leurs employés, les enlèvements assortis de demandes de rançons, le racket ou encore le sabotage des équipements, nombre d’entreprises, dont des exploitants forestiers, ont dû délocaliser ou simplement abandonner leurs activités dans cette partie du pays.

Pour relancer la production du bois, le gouvernement camerounais a récemment décidé d’apporter son soutien aux sociétés forestières actives dans ces deux régions, en leur concédant près de 300 000 hectares de forêt à exploiter dans les régions de l’Est et du Centre.

Source: investir au Cameroun

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