Présentés ce lundi aux services du gouverneur de l’Extrême-Nord, treize rescapés des griffes de Boko Haram, dont trois enfants tchadiens, un Congolais et neuf Camerounais, goûtent de nouveau à la liberté. Mais l’émotion demeure vive après l’assassinat d’un jeune otage de 19 ans par les ravisseurs.
Enlevés dans les localités de Tagawa et Zizague, dans le Logone et Chari, les 14 otages ont connu plusieurs jours d’angoisse entre les mains des terroristes. L’opération conjointe des forces de défense et de sécurité camerounaises a permis leur libération et leur retour auprès de leurs familles. « C’est une joie immense, un soulagement inestimable », confie Nouhou Ahmadou, parent d’un des ex-otages.
Un soulagement endeuillé
Sur les 14 captifs, un jeune homme de 19 ans n’a pas survécu à la barbarie des ravisseurs. Ce meurtre cruel a laissé une cicatrice profonde dans le cœur des familles et vient rappeler l’extrême brutalité de Boko Haram. « Cette libération sonne comme une victoire, mais elle porte aussi le goût amer de la perte », a reconnu le gouverneur Midjiyawa Bakari.

Le soutien du couple présidentiel
En recevant les rescapés, le gouverneur a transmis le message de compassion et de réconfort du couple présidentiel. Chaque ex-otage a reçu une enveloppe de 500 000 FCFA, geste de solidarité destiné à soutenir leur réinsertion. Midjiyawa Bakari a exhorté les populations à renforcer leur collaboration avec les forces de sécurité pour vaincre définitivement l’insécurité.

Vers une vigilance accrue
La libération de ces otages rappelle l’urgence d’une veille sécuritaire renforcée dans la région de l’Extrême-Nord, régulièrement frappée par les incursions terroristes. L’appel des autorités est clair : seule une mobilisation collective permettra de desserrer l’étau de Boko Haram sur les populations.

