Filets sociaux et inclusion économique : la revue à mi-parcours du projet s’ouvre à Douala

Les travaux techniques de la revue à mi-parcours du Projet de filets sociaux adaptatifs et d’inclusion économique ont démarré ce mardi 27 janvier 2026 à Douala, en présence des autorités administratives et des partenaires techniques, afin d’évaluer les résultats enregistrés et l’impact du projet sur les conditions de vie des populations vulnérables.

L’atelier des travaux techniques de la revue à mi-parcours du Projet de filets sociaux adaptatifs et d’inclusion économique s’est ouvert ce mardi 27 janvier 2026 à Douala. La cérémonie s’est déroulée en présence de Yvan Abena Afanda, chef de la Division de la police et de l’organisation administrative aux Services régionaux du Littoral, représentant le gouverneur de la région et le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINÉPAT), ainsi que de Mme Emma Wadie Hobson, responsable du projet à la Banque mondiale.

Du 27 au 31 janvier 2026, les différents acteurs impliqués vont examiner le chemin parcouru par le projet et analyser son impact sur l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables bénéficiaires.

Des résultats encourageants à mi-parcours

À ce stade de la mise en œuvre, les résultats sont jugés très encourageants. Plus de 90 000 ménages ont déjà bénéficié des projets de filets sociaux, tandis que 14 000 jeunes ont intégré le programme d’inclusion économique axé sur la promotion de l’entrepreneuriat.

Le représentant du gouverneur de la région du Littoral a rappelé, dans son allocution, l’engagement constant du gouvernement camerounais à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Il a souligné que ces chiffres traduisent des avancées concrètes dans l’amélioration des conditions de vie des couches les plus vulnérables de la population.

Un processus rigoureux pour l’inclusion économique des jeunes

S’agissant des programmes destinés aux jeunes, notamment le concours de plans d’affaires et le volet inclusion économique, la sélection des bénéficiaires repose sur un processus rigoureux et transparent. Une campagne de sensibilisation est d’abord menée dans les quartiers afin d’informer les jeunes et de leur expliquer les modalités d’inscription, qui peuvent se faire en ligne ou physiquement. Les candidats doivent être âgés de 18 à 35 ans.

Après une première sélection fondée sur des critères bien définis, des structures spécialisées telles que l’Agence de promotion des petites et moyennes entreprises et des organisations non gouvernementales accompagnent les jeunes dans l’élaboration de leurs projets. Un entretien final permet ensuite d’évaluer la compréhension et la viabilité des idées proposées avant la sélection définitive.

Dans le cadre de l’inclusion économique des jeunes, chaque bénéficiaire reçoit une subvention totale de 275 000 francs CFA, versée en deux tranches et assortie d’un encadrement visant à garantir une utilisation efficace des fonds. Pour le concours de plans d’affaires, les montants accordés varient entre 5,5 millions et 11 millions de francs CFA, sous forme de subventions non remboursables.

Des mécanismes ciblés pour soutenir les ménages vulnérables

Pour les programmes de transferts monétaires ordinaires, de transferts d’urgence et de travaux à haute intensité de main-d’œuvre, la sélection des bénéficiaires suit une approche communautaire. Les autorités locales, les forces vives des communes et les responsables administratifs identifient les ménages les plus vulnérables. Une enquête sociale est ensuite menée afin d’attribuer des scores permettant de classer les ménages selon leur niveau de pauvreté, en vue de retenir ceux qui bénéficieront de l’assistance financière échelonnée sur une période de deux ans.

Le Projet de filets sociaux adaptatifs est mis en œuvre depuis janvier 2023, après une première phase du projet Filets sociaux qui s’est étendue de 2013 à 2022, soit dix années d’intervention continue. À mi-parcours, le concours de plans d’affaires a permis de soutenir 1 000 entreprises à fort potentiel de croissance et de création d’emplois, dont 754 évoluaient initialement dans le secteur informel.

Georges Potain

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