Journaliste Brand Kamga écroué à Kondengui : les détails d’une affaire controversée

Journaliste Brand Kamga écroué à Kondengui : les détails d’une affaire controversée

Le journaliste camerounais Brand Kamga a été écroué à la prison centrale de Kondengui depuis la soirée du 19 janvier, dans une affaire qu’il décrit comme « montée de toutes pièces ». L’affaire concerne une accusation de tentative d’enlèvement d’une mineure, accusation qu’il conteste vigoureusement.

Selon son témoignage transmis à notre rédaction, l’affaire aurait commencé à la suite d’un portrait réalisé par son média sur une athlète. Une dame, dont l’identité n’a pas été dévoilée, aurait ensuite engagé des poursuites contre lui, l’accusant de complicité avec son fiancé résidant en France pour tenter d’enlever sa fille.

« Je n’ai pas réalisé le reportage faute de preuves suffisantes », explique Brand Kamga, précisant qu’après une audition et confrontation en mai 2025, il avait été convenu que la plaignante fournirait des preuves pour démontrer sa présence dans l’école de la fille, lieu qu’il affirme ne jamais avoir connu.

Une procédure judiciaire controversée

Craignant une affaire montée pour le nuire, le procureur du TGI Mfoundi a adressé une requête pour vérifier la véracité des accusations et contraindre la plaignante à fournir les preuves. Malgré ses déplacements personnels à la brigade de Nkolmesseng pour le suivi, le dossier transmis au parquet a conduit à son incarcération à Kondengui.

Lors de l’audience de ce mardi, la plaignante était absente, représentée seulement par sa tante sans procuration. Malgré cette absence et le fait que la fille supposée victime soit toujours au pays, le procureur a requis et obtenu le renvoi de l’affaire dans deux semaines, laissant Brand Kamga écroué.

Des accusations qu’il rejette fermement

Brand Kamga affirme ne jamais avoir eu de contact avec la plaignante depuis la confrontation en mai 2025, et conteste les prétendues menaces. « Je reste prisonnier d’un acte criminel que je n’ai jamais commis », déclare-t-il, soulignant également que l’affaire est actuellement traitée par le TPI d’Ekounou, alors que, selon lui, elle devrait relever du TGI Mfoundi.

Le journaliste conclut en appelant à la compréhension du public et des autorités : « Je dois me trouver un travail et me libérer de cette injustice. Je sais compter sur votre soutien. »

Liberté de presse et inquiétudes sur les procédures

Cette affaire relance le débat sur les droits des journalistes et la rapidité des procédures judiciaires au Cameroun. Les associations de défense de la presse et les observateurs des droits humains suivent de près ce dossier, qui soulève des questions sur le traitement des accusations sans preuve tangible et sur la protection des professionnels des médias.

La Rédaction

Learn More →

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *