Mariages collectifs à Douala III : la commune mise sur le cadre légal pour consolider les familles

Dans le cadre de la promotion du mariage civil et de la protection de la cellule familiale, la mairie de Douala III a organisé, hier mercredi 4 février 2026, une cérémonie de mariages collectifs à l’esplanade de l’hôtel de ville. Une initiative qui vise à encourager les couples vivant en union libre à se conformer au cadre légal, en présence des autorités municipales et administratives.

D’emblée, la commune d’arrondissement de Douala III a donné à cette cérémonie un caractère solennel et institutionnel. Organisée à l’esplanade de la mairie, elle s’est tenue en présence de plusieurs personnalités administratives et municipales, notamment les adjoints au maire, dont M. Ngambou Vincent, 4ᵉ adjoint au maire, Valentin Epoupa Bossambo, maire de Douala IIIᵉ, ainsi que les représentants du Bureau National de l’État Civil (BUNEC) et du ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille.

Ainsi, dans l’après-midi, la cérémonie a été ouverte par la lecture de plusieurs articles du Code civil camerounais, notamment les articles 212, 213, 214 et 215. À travers ces dispositions, les futurs époux ont été rappelés à leurs droits et obligations. En effet, l’article 213 consacre le mari comme chef de famille, chargé d’agir dans l’intérêt commun du ménage et des enfants, tout en précisant que la femme peut assumer cette responsabilité en cas d’incapacité, d’absence ou d’éloignement du mari. Par ailleurs, l’article 215 stipule que le choix de la résidence familiale revient au mari, lequel est tenu d’accueillir son épouse.

Sortir de l’union libre pour sécuriser l’avenir des enfants

Au-delà du rituel administratif, cette cérémonie répond à une préoccupation sociale majeure. En effet, les autorités municipales entendent encourager les populations à délaisser l’union libre au profit du mariage civil. Selon les organisateurs, si l’union libre demeure répandue, elle n’offre cependant pas les garanties juridiques nécessaires, notamment en matière de protection des enfants et de reconnaissance de la responsabilité parentale.

C’est pourquoi le mariage civil apparaît comme un cadre structurant. Non seulement il permet de sécuriser les enfants issus du couple, mais il contribue également à renforcer la stabilité familiale et à consolider le tissu social. Dans cette perspective, la commune de Douala III entend multiplier ce type d’initiatives afin d’ancrer durablement la culture du mariage légal au sein des populations.

Une dynamique appelée à se poursuivre

Dans cette logique, une seconde cérémonie est annoncée dans les prochains jours. Le choix du mois de février, traditionnellement dédié à l’amour, n’est pas anodin. Il s’agit, pour les organisateurs, de profiter de cette période symbolique pour intensifier la promotion du mariage. Cette prochaine célébration sera conduite par les églises, notamment l’Église catholique, pour laquelle le mariage civil constitue un préalable indispensable au mariage religieux. D’ores et déjà, les projections font état d’une participation nettement plus élevée, avec un nombre de couples attendu au moins deux fois supérieur à celui enregistré lors de la cérémonie de ce jour.

Par ailleurs, le maire de Douala IIIᵉ, Valentin Epoupa Bossambo, a saisi cette occasion pour rappeler un point essentiel : le mariage civil est gratuit au Cameroun. Il a, à cet effet, invité les populations à s’adresser directement aux services d’état civil afin d’éviter les intermédiaires, souvent à l’origine de démarches complexes et de dépenses injustifiées. Selon lui, la simplification de l’accès au mariage civil constitue un levier important pour encourager davantage de couples à franchir le pas.

La cérémonie s’est achevée par l’échange des consentements entre les époux, dans une atmosphère à la fois solennelle et festive, ponctuée par les applaudissements des familles, des proches et du public venu nombreux. Ce moment symbolique a non seulement scellé l’union des couples, mais il a également réaffirmé l’engagement de la commune d’arrondissement de Douala III en faveur de familles légalement constituées et socialement responsables.

Georges Potain

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