À New York, la 80ᵉ Assemblée générale de l’ONU s’ouvre sur une onde de choc diplomatique : la France et plusieurs alliés rejoignent les 152 États reconnaissant l’État palestinien. Entre espoirs de relance politique et crispations israélo-américaines, la paix s’écrit en pointillés.
New York se transforme en capitale des tensions diplomatiques. L’Assemblée générale des Nations unies, qui souffle sa 80ᵉ bougie, s’ouvre dans une atmosphère chargée. Les regards se tournent vers la Palestine, au cœur d’un débat mondial qui dépasse les murs de verre du siège de l’ONU.
La Palestine franchit un cap
À ce jour, 152 pays ont déjà reconnu l’État palestinien. La nouveauté ? La France, accompagnée d’une dizaine d’autres nations européennes, s’ajoute à cette longue liste. Cette décision, symbolique mais aussi politique, exclut clairement le Hamas du jeu institutionnel. Elle est présentée comme une étape majeure dans la quête de légitimité internationale du peuple palestinien.
Le refus d’Israël, l’ombre des menaces
À Tel-Aviv, la décision est perçue comme une provocation. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu campe sur ses positions : pas d’État palestinien et une volonté affichée d’étendre la colonisation en Cisjordanie. Pendant ce temps, Gaza continue de suffoquer, sous le poids des bombardements et de la crise humanitaire.
Une reconnaissance aux allures de symbole
Les experts du think tank International Crisis Group tempèrent l’enthousiasme. Selon eux, ces reconnaissances ne suffiront pas sans mesures concrètes sur le terrain, notamment pour protéger les populations civiles. Sans actions, elles risquent de n’être que des promesses figées sur papier.
Paris et Riyad en première ligne
En donnant une chaise officielle à la Palestine dans le grand concert des nations, la diplomatie mondiale veut faire entendre une nouvelle mélodie. Mais la partition reste inachevée. Entre promesses d’harmonie et menaces de dissonance, l’avenir de cette reconnaissance pourrait basculer au gré des négociations, des armes… et du silence des plus forts.

