Au deuxième jour des audiences, le Conseil constitutionnel a validé les candidatures de Cabral Libii et d’Issa Tchiroma Bakary pour l’élection présidentielle de 2025. Tous les autres recours ont été rejetés, notamment ceux de Maurice Kamto, Dieudonné Yebga ou encore Jean Bahebeck.
Le processus de validation des candidatures pour la présidentielle d’octobre 2025 suit son cours, et les verdicts s’enchaînent au siège du Conseil constitutionnel à Yaoundé. À ce stade, deux candidatures seulement ont été définitivement confirmées : celle de Cabral Libii, président du PCRN, et celle de l’ancien ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, pour le FSNC. Les deux figures politiques avaient déjà obtenu le feu vert du Conseil électoral, et viennent de franchir la dernière étape juridique.
En revanche, la plupart des recours introduits ont été rejetés, souvent pour des motifs d’irrecevabilité. Maurice Kamto, candidat du MRC, Dieudonné Yebga ou encore Jean Bahebeck ont vu leurs requêtes déclarées recevables sur la forme, mais irrecevables sur le fond. Leurs ambitions présidentielles s’arrêtent là. Même dénouement pour Robert Kona, qui contestait la validité de la candidature de Cabral Libii : recours jugé irrecevable.
La vague de rejets ne s’arrête pas là. Abdouraman Baba Ahmadou, Dominique Yamb Ntimba, Bertin Kisop, Sosthène Fouda, Jean Gvet, Bapooh Lipot et bien d’autres voient également leurs recours balayés par les sages du Conseil constitutionnel. Dans l’affaire Chewa contre Elecam, si la requête a été jugée recevable sur le fond, elle a été déclarée irrecevable sur la forme, pour absence de justification.
En toile de fond, c’est la réalité implacable d’une sélection drastique qui s’impose, dans une salle d’audience où les ambitions tombent les unes après les autres. L’examen du dernier recours — celui de Dame Moulengue contre la candidature d’Hilaire Ndzipan — est encore en cours, mais la tendance est claire : seuls quelques profils franchiront la ligne d’arrivée.
À ce jour, seuls deux candidats sont officiellement en lice. Le Conseil devrait achever l’examen des 35 recours dans les prochaines heures. Des décisions définitives et non susceptibles d’appel, qui tracent peu à peu les contours du scrutin présidentiel camerounais.

