Présidentielle 2025 : l’appel de l’Histoire pour une alternance et une refondation nationale au Cameroun

Présidentielle 2025 : l’appel de l’Histoire pour une alternance et une refondation nationale au Cameroun

Dans une tribune percutante, le Collectif d’Intellectuels Patriotes (CIPA-CAM) dénonce l’exclusion massive des candidats à la présidentielle d’octobre 2025 et appelle à une mobilisation citoyenne et politique pour bâtir un Cameroun nouveau. Entre critique du système actuel, exigences de réformes structurelles et appel à l’unité de l’opposition, ce texte sonne comme un manifeste pour l’alternance.

Sur les 83 candidatures enregistrées pour la présidentielle d’octobre 2025, seules une douzaine ont été retenues. Pour le Collectif d’Intellectuels Patriotes, cette sélection arbitraire illustre une confiscation du processus électoral par le régime en place. Le président Paul Biya, au crépuscule de sa vie politique, est accusé de fuir la transparence et de plonger le Cameroun dans l’incertitude, au risque de fractures successorales, de crises économiques et de divisions sociales profondes.

Réformes indispensables pour rebâtir l’État

Le texte appelle à un vaste chantier de refondation nationale. Parmi les priorités énoncées figurent : la création d’un Registre Foncier National immuable pour résoudre les conflits domaniaux, une réforme de la fonction publique afin de remplacer les privilèges en nature par des salaires décents, la refonte du système de santé et de l’éducation, la restructuration du Code des Marchés Publics et des institutions financières et un rééquilibrage institutionnel entre la Présidence et les Assemblées pour consolider la démocratie.

Une opposition condamnée à l’unité

Le CIPA-CAM estime que la survie politique du Cameroun passe par une opposition unie derrière un candidat consensuel. Celui-ci devra posséder une assise nationale, une expérience politique crédible et une stature reconnue tant sur la scène nationale qu’internationale. Cette unité stratégique doit aller au-delà de la présidentielle pour s’étendre aux législatives et municipales, dans une logique de transformation durable du paysage politique.

Un projet de refondation nationale clair et audacieux

Changer de président ne suffit pas. Le collectif exige la libération des prisonniers politiques, le rapatriement de la dépouille d’Ahmadou Ahidjo, la création d’une Commission Vérité et Réconciliation, des Assises nationales pour redéfinir le pacte républicain, une révision constitutionnelle limitant les mandats présidentiels et garantissant la séparation des pouvoirs et des élections réellement transparentes, appuyées par une commission électorale indépendante.

Une urgence de modernisation et de relance

Le CIPA-CAM plaide pour un État plus efficace avec un gouvernement réduit à 15 ministères, un audit des finances publiques et de la dette, une restructuration du cabinet présidentiel et des investissements stratégiques dans des secteurs d’avenir.

Pour ses auteurs, l’élection d’octobre 2025 est « la dernière chance de reprendre en main notre destin brisé ». L’alternance politique est décrite non comme une option, mais comme une nécessité vitale pour sauver le Cameroun.

La Rédaction

Learn More →

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *