Un vent de tempête souffle sur la scène politique camerounaise. Dans un communiqué au vitriol publié le 16 septembre 2025, Maurice Kamto a dénoncé les propos de la sénatrice RDPC Françoise Puene, qu’il accuse d’avoir soufflé sur les braises communautaires lors d’une réunion dans le Haut-Nkam.
En quelques heures, la séquence a fait le tour des réseaux sociaux, jetant un pavé dans la mare politique.
On y entend Françoise Puene, sénatrice du RDPC dans le Haut-Nkam, menacer d’expulsion les ressortissants d’autres régions si Paul Biya venait à perdre dans cette circonscription lors de la présidentielle du 12 octobre. Des mots lourds, tranchants comme des lames, qui attisent les braises d’une fracture communautaire.
La riposte de Maurice Kamto
Face à ce qu’il appelle un « appel public à la haine », Maurice Kamto hausse le ton. Dans son communiqué, l’ancien président du MRC dénonce une dérive « inacceptable » et alerte sur les risques pour l’unité nationale et le vivre-ensemble.
Il appelle Paul Biya et son parti à « se désolidariser publiquement » de ces propos et exige que des sanctions disciplinaires soient prises. Il exhorte également les autorités parlementaires et judiciaires à sortir de leur silence pour réaffirmer l’État de droit.
Une campagne sous tension
À moins d’un mois du scrutin présidentiel, cette polémique jette une nouvelle ombre sur le climat politique. Dans un contexte déjà chargé, les mots de la sénatrice résonnent comme une déflagration, tandis que l’appel de Maurice Kamto sonne comme un rappel : sans vivre-ensemble, aucune victoire électorale n’a de sens.

