Présidentielle 2025 : meetings interdits, l’UMS redouble de voix

Présidentielle 2025 : meetings interdits, l’UMS redouble de voix

À quelques semaines de l’élection présidentielle d’octobre 2025, plusieurs meetings de l’UMS ont été interdits dans le Nord et l’Extrême-Nord. À Garoua, Maroua et Mora, les autorités ont opposé des refus successifs. Le parti dénonce des « manœuvres dissuasives » mais promet de poursuivre sa mobilisation.

Le 6 septembre 2025 à Garoua, l’UMS dit avoir essuyé un nouveau refus d’autorisation. Même scénario à Maroua le 3 septembre, et à Mora le 4 septembre. À Garoua, un site alternatif choisi pour la rencontre a même été frappé d’un incident troublant : une arme à pointe y aurait été « dissimulée par des individus non identifiés », avant l’intervention de la police et de la gendarmerie. « Nous dénonçons ces manœuvres dissuasives qui ne sauraient nous intimider », a réagi un responsable du parti.

Des populations mobilisées malgré la pression

Malgré ces interdictions, la tournée régionale de l’UMS se poursuit. À Ngaoundéré, le parti affirme avoir échangé avec les jeunes, les femmes et les paysans autour de leurs attentes sociales. À Figuil, une rencontre avec de jeunes militants a mis en avant la vision d’un Cameroun où « les jeunes doivent occuper pleinement leur place d’acteurs du développement ».

À Maroua, malgré une interdiction de dernière minute, le meeting a rassemblé une foule que l’UMS décrit comme « une démonstration de force face aux tentatives de musellement ».

Mora : réunion avortée, échanges maintenus

À Mora, l’interdiction du 4 septembre a empêché la tenue d’un meeting public. Le parti a néanmoins tenu une séance de travail avec ses responsables locaux, dénonçant « le difficile exercice de la liberté d’expression politique dans un environnement embrigadé ».

« Ça suffit ! » : un slogan de défiance

Pour l’UMS, ces interdictions répétées s’inscrivent dans une logique de répression qui « dure depuis 43 ans ». Le parti accuse le régime de chercher à « réduire le peuple camerounais au silence » à travers des « actes arbitraires ».

« Nous disons ça suffit! Nos militants poursuivent leur mobilisation pour qu’au soir du 12 octobre 2025, nous disions au revoir au régime actuel », conclut le communiqué.

La Rédaction

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