Au cœur du Palais de l’Unité, perles, sceptres et toges ont côtoyé le marbre du pouvoir. Une quarantaine de souverains venus des royaumes de l’Ouest ont uni leurs voix pour prier la paix et apporter leur bénédiction à la candidature du président Paul Biya.
Ce mardi, les couloirs du Palais de l’Unité ont résonné des pas mesurés d’hommes parés d’apparats ancestraux. À leur tête, le Sultan-roi des Bamoun, Nabil Mbombo Njoya, et Fo’o Ndong Victor Kana II de Bafou, suivis d’une mosaïque de monarques venus des hautes terres bamileke, bamoun et mbo’o. Symboles séculaires en main, ils ne venaient pas seulement saluer la République, mais formuler un vœu : que la paix règne au Cameroun avant, pendant et après l’élection présidentielle.
Sous les regards attentifs de Ferdinand Ngoh Ngoh, ministre d’État et secrétaire général de la Présidence, les mots se sont mêlés aux invocations : appel à l’unité, bénédictions pour la stabilité… et soutien appuyé à la candidature de Paul Biya.
« La stabilité et le progrès que nous voulons pour notre pays trouvent leur incarnation dans l’actuel chef de l’État », a résumé l’un des porte-parole.
Au milieu des figures vénérables, la présence d’Atemkeng Djouatsa, 13 ans, chef de Fotetsa dans la Menoua, a rappelé que la transmission du pouvoir traditionnel ne connaît pas d’âge. Sa Majesté Domfack Kemdeng de Fontsa Toula, Isaac Pekeko Feko de Bamendjin, ainsi que les représentants mbo’o Thomas Ekeme, Georges Elumbat et Mathurin Ewane, complétaient ce tableau royal.
En recevant cette délégation, Ferdinand Ngoh Ngoh, également président du comité stratégique de campagne de Paul Biya, a promis de transmettre fidèlement le message au locataire du Palais d’Etoudi. Entre formules ancestrales et geste politique, les rois de l’Ouest ont voulu sceller un pacte symbolique : lier leurs trônes à la promesse d’un Cameroun stable et prospère.

