Présidentielle et rentrée scolaire 2025 : le Cameroun muscle sa sécurité

Présidentielle et rentrée scolaire 2025 : le Cameroun muscle sa sécurité

À un peu plus d’un mois de l’élection présidentielle et à quelques jours de la rentrée scolaire, le Cameroun passe en mode vigilance maximale. Une réunion stratégique présidée par Joseph Beti Assomo a réuni les plus hauts responsables sécuritaires pour anticiper menaces et tensions.

Mercredi, au cœur de Yaoundé, la salle de réunion du ministère de la Défense s’est transformée en véritable tour de contrôle sécuritaire. Autour de Joseph Beti Assomo, ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, se sont retrouvés Paul Atanga Nji, ministre de l’Administration territoriale, Martin Mbarga Nguele, Délégué général à la Sûreté nationale, ainsi que les secrétaires d’État à la Défense et les commandants militaires. Un conclave destiné à scruter la carte des risques à l’approche de deux échéances capitales : la rentrée scolaire et universitaire du 9 septembre, et l’élection présidentielle du 12 octobre, qualifiée de « reine des élections ».

Si le ministre Beti Assomo salue une situation « globalement sous contrôle », le tableau reste chargé de menaces. Les incursions de Boko Haram continuent d’endeuiller l’Extrême-Nord, les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest restent marquées par des kidnappings et des tensions armées, tandis que le Nord et l’Adamaoua connaissent encore des prises d’otages sporadiques. À ces défis sécuritaires s’ajoutent les risques liés aux frontières poreuses et aux flux incontrôlés de personnes et de biens.

Prévenir plutôt que guérir

Pour le ministre de la Défense, la clé réside dans la prévention. « Un accent tout à fait spécial doit être porté sur les actions de prévention contre la criminalité routière, le suivi étroit des poches de mécontentements sociaux, le contrôle des personnes et des biens, et la proactivité dans la gestion des remous sociaux et des catastrophes », a-t-il insisté. Dans ce climat tendu, la stratégie gouvernementale vise à conjurer tout dérapage susceptible de perturber la rentrée ou de troubler le déroulement du scrutin.

L’enjeu d’un climat apaisé

Entre les cris des écoliers qui s’apprêtent à retrouver les bancs et l’effervescence politique qui enfle à l’approche des urnes, le Cameroun joue une partition délicate. L’État mise sur la présence accrue de ses forces de défense et de sécurité pour garantir un environnement stable. Objectif affiché, offrir aux citoyens la sérénité d’une rentrée sans heurts et d’une élection présidentielle apaisée, malgré les nuages d’incertitude qui planent encore.

La Rédaction

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