Le marché camerounais du cacao et du café présente ce 21 janvier 2026 des tendances contrastées, selon les données officielles de l’Office National du Cacao et du Café (ONCC). Entre légères fluctuations à l’export et maintien des prix d’achat locaux, la filière agricole continue d’afficher sa résilience malgré la volatilité des marchés internationaux.
Cacao : légère hausse du CAF, stabilité des prix DLA
Le cacao CAF (coût, assurance et fret) s’établit à 2324 FCFA/kg, contre un prix FOB (franco à bord) de 2277 FCFA/kg. Ces niveaux confirment une tendance légèrement haussière par rapport aux semaines précédentes, reflétant une demande stable sur les marchés internationaux.
Côté producteurs, le prix d’achat DLA (Déclaration Locale d’Achat) reste compris entre 2100 et 2150 FCFA/kg, offrant une marge relativement stable aux planteurs. Ce maintien des prix d’achat contribue à sécuriser les revenus des producteurs, alors que le marché mondial connaît des fluctuations liées aux conditions climatiques et à la spéculation sur les marchés dérivés.
Café Arabica : un marché porteur à l’export
Le café Arabica connaît des cotations élevées ce mercredi. Le prix CAF atteint 4283 FCFA/kg, tandis que le FOB se situe à 4125 FCFA/kg. Cette prime pour l’Arabica souligne l’attrait continu des torréfacteurs internationaux pour ce produit de haute qualité, souvent réservé aux marchés spécialisés.
L’Arabica camerounais bénéficie ainsi d’une position stratégique, favorisée par la réputation du pays en matière de production de café de montagne, aux arômes fins et complexes.
Café Robusta : stabilité relative, mais vigilance des producteurs
Le Robusta affiche un CAF à 2309 FCFA/kg et un FOB à 2196 FCFA/kg, traduisant une stabilité modérée sur le marché international. Les prix d’achat DLA, compris entre 1700 et 1800 FCFA/kg, restent attractifs pour les producteurs, même si la volatilité des marchés internationaux pourrait inciter certains à limiter les volumes exportés dans les semaines à venir.
Perspectives pour les producteurs et exportateurs
Pour l’ensemble de la filière, ces cotations représentent un signal encourageant : elles offrent des perspectives de revenus stables pour les petits producteurs tout en soutenant la compétitivité des exportations camerounaises. Toutefois, la vigilance reste de mise face aux incertitudes climatiques et aux évolutions rapides des marchés mondiaux du cacao et du café.
L’ONCC continue de jouer un rôle central dans l’accompagnement des producteurs, en veillant à l’équilibre entre prix d’achat local et compétitivité à l’export, un défi stratégique pour maintenir la position du Cameroun parmi les principaux exportateurs africains.

