Sécurité nationale : la police armée pour contrer les engins explosifs

 Sécurité nationale : la police armée pour contrer les engins explosifs

Les policiers Camerounais, sont à Douala, depuis lundi, 6 juin, pour suivre un séminaire de renforcement des capacités sur la détection et le désamorçage des engins explosifs improvisés (EEI).

Il s’agit d’un séminaire qui s’étalera sur deux semaines de théorie et de pratique avec la participation de 100 commissaires, officiers, inspecteurs de police et gardiens de la paix affectés dans plusieurs villes du pays. En fait, la formation qui se tient au Centre spécialisé d’instruction, d’application et de perfectionnement du Génie militaire, de Douala pourra faire de ses agents de sécurité nationale, des soldats, près à déjouer les pièges posés par les terroristes et déjouer leurs actions meurtrières en pleine croissance au Cameroun.

Selon le chef de bataillon Célestin Mbou Fokem, commandant dudit centre, « les EEI sont une menace globale et il faut, pour cela, une prise en compte globale de tous les secteurs. Ces formations vont du basique, c’est-à-dire la sensibilisation, jusqu’à la formation d’officier d’état-major ». Cette formation tombe à pic avec la situation que traverse le gouvernement camerounais depuis plusieurs années. En effet la crise sociopolitique dans la partie anglophone du pays et dans la région de l’extrême-Nord continue de décimer les soldats et les civils et il est important de renforcer les capacités pour mettre un terme aux violences. Il faut d’ailleurs noter selon Small Arms Survey (SAS), qu’au moins 73 attaques à la bombe artisanale ont été enregistrées dans les régions anglophones entre 2019 et 2021. D’après eux, Boko Haram a mené 176 attentats à la bombe depuis 2015 dans l’Extrême-Nord.

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