Kigali et Kinshasa optent pour la paix dans l’Est de la RDC, avec un accord conditionné au retrait des 3 000 à 4 000 troupes rwandaises selon l’ONU. Les États-Unis saluent ces avancées diplomatiques après des mois d’efforts, malgré les plus de 100 groupes armés actifs dont le M23. Une lueur d’espoir pour les populations ravagées par la guerre.
L’Est de la République démocratique du Congo reste dévasté par un conflit opposant les forces gouvernementales à plus de 100 groupes armés, dont le M23 soutenu par le Rwanda. Les autorités congolaises exigeaient jusqu’ici le retrait total des troupes rwandaises, estimées entre 3 000 et 4 000 par des experts de l’ONU. Cet accord vise précisément à restaurer la stabilité dans la région.
Retrait des troupes et fin des hostilités
Le document prévoit le désengagement séquencé des forces rwandaises sur 90 jours, avec neutralisation des FDLR et cessation de tout soutien étatique aux groupes armés. Signé le 27 juin 2025 à Washington, il inclut un mécanisme de vérification conjoint et le respect de l’intégrité territoriale des deux pays. Les États-Unis ont piloté ces négociations depuis des mois pour aboutir à cette avancée.
Optimisme rwandais et engagement des parties
Paul Kagame exprime un optimisme prudent, insistant sur l’engagement des acteurs locaux pour une paix durable. Kigali et Kinshasa semblent enfin fumer le calumet de la paix, facilitant le retour des réfugiés et une intégration économique régionale autour des minerais. Cette dynamique marque un tournant après des décennies de tensions.
Rôle clé des États-Unis en médiation
Washington a multiplié les efforts diplomatiques pour rapprocher les positions, aboutissant à cet accord préliminaire du 19 juin suivi de la signature finale. Le secrétaire d’État américain souligne l’importance de ces pourparlers pour apaiser les hostilités. Les défis persistent avec la mise en œuvre, notamment le désarmement des milices.

