Alors que le Cameroun fait face à la suspension de l’aide américaine, une nouvelle thérapie révolutionnaire vient redynamiser la lutte contre le VIH/SIDA. Avec une incidence en forte baisse chez les 15-49 ans, le pays réaffirme sa volonté de consolider ses avancées en mobilisant tous les acteurs autour d’une stratégie innovante et durable.
Le Cameroun intensifie ses efforts pour venir à bout du VIH sur son territoire. Malgré une baisse significative de l’incidence chez les 15-49 ans, passée de 0,24% à 0,15% en 2024, les défis restent majeurs, notamment depuis la suspension de l’aide américaine. Face à cette situation, le gouvernement appelle à une mobilisation générale, réaffirmée par le ministre de la Santé publique lors de la Journée mondiale de lutte contre le sida, ce 1er décembre.
Une baisse encourageante de l’incidence du VIH/SIDA au Cameroun
Le dernier rapport de l’enquête CAMPHIA (2023-2024) révèle une diminution notable du taux d’incidence du VIH/SIDA au Cameroun, particulièrement chez les 15-49 ans. Cette progression témoigne des efforts continus dans la prévention et le suivi médical. Néanmoins, les femmes restent plus vulnérables face à l’infection, soulignant la nécessité d’actions ciblées.
Suspension de l’aide américaine : un défi pour la continuité des soins
La récente suspension de l’aide américaine a créé un vide dans l’accompagnement médical, affectant notamment le suivi régulier des patients sous traitement antirétroviral. En réponse, le gouvernement camerounais a déployé des mesures palliatives pour assurer la continuité des services à l’échelle nationale.
Une nouvelle thérapie innovante pour renforcer la prise en charge
Pour faire face aux difficultés actuelles, le Cameroun a introduit une nouvelle thérapie antirétrovirale à action prolongée, notamment basée sur des traitements injectables comme le lenacapavir, qui s’administre deux fois par an. Cette innovation réduit la fréquence des prises et améliore l’observance des patients, tout en diminuant le risque de transmission du virus. Par ailleurs, les thérapies doubles associant des inhibiteurs puissants comme le dolutégravir et des inhibiteurs non nucléosidiques de seconde génération (ex : doravirine) montrent une efficacité prometteuse, à condition d’un dépistage préalable des résistances virales. Cette nouvelle forme de traitement peut considérablement améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH au Cameroun, malgré le contexte de ressources limitées.Appel à la mobilisation de tous les acteursLe ministre de la Santé publique invite partenaires internationaux, professionnels de santé, société civile et citoyens à renforcer leur engagement. La continuité et la réussite de cette lutte passent par un effort collectif, notamment pour garantir un accès élargi aux tests de résistance et aux nouvelles options thérapeutiques.


Charles 2 December 2025 at 22h10
Great article highlighting both the progress and challenges in HIV treatment, particularly with innovative therapies like lenacapavir. It’s encouraging to see advancements that improve adherence and quality of life despite funding constraints.
I wanted to ask about accessibility aspects: how might such innovative treatments reach vulnerable populations, including refugees in regions with strained healthcare systems? For instance, I recently read about the severe healthcare funding crisis affecting refugees in Egypt, where access to even basic chronic disease management has been suspended except for emergencies (source: https://pillintrip.com/article/healthcare-access-for-refugees-in-egypt-complete-guide).
Apologies for including a link, but it helps provide context about the specific challenges in comparable settings. How can global health initiatives ensure that breakthroughs like lenacapavir don’t bypass those in humanitarian contexts where HIV prevalence remains critical?