Scènes de panique, prise d’otages, incendie et intervention des forces spéciales…ce mardi, l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen a été le théâtre d’un vaste exercice de gestion de crise baptisé “Cross Over 2”. Objectif, tester et améliorer le dispositif de sécurité et de sûreté défini dans son plan d’urgence.
Une manifestation du personnel de l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen a dégénéré en affrontements ce mardi vers 9 heures, avec des pancartes clamant “Trop c’est trop !”.
Les employés exigent de meilleures conditions de travail, une cantine 24h/24 et la suppression de l’extrait de casier judiciaire pour les badges. Rapidement, la situation a tourné au chaos avec bousculades et un début d’incendie au sous-sol.
Déroulement de l’Incident
Trente manifestants envahissent le hall principal, provoquant des heurts avec les forces de l’ordre. Bagages saccagés et quarantaine de cadres retenus en otage par des grévistes radicaux.
Évacuation des passagers vers le parking et intervention des sapeurs-pompiers pour maîtriser le feu. Les négociations aboutissent à la libération prioritaire de deux femmes enceintes parmi les otages. Les équipes de santé gèrent le soutien psychologique des libérés et des passagers d’un vol atterri en pleine crise.
Intervention des Forces Spéciales
Le Groupement Spécial d’Opérations (GSO) de la police neutralise les assaillants et libère tous les otages indemnes. Les suspects sont arrêtés pour enquête, permettant la sécurisation progressive des lieux. Les services reprennent normalement après réorientation des voyageurs.
Révélation : Un Exercice de Simulation “Cross Over 2”
Il s’agissait en réalité d’un exercice annuel “Cross Over 2” organisé par Aéroports du Cameroun pour tester la réactivité des équipes et valider le plan d’urgence auprès de l’autorité aéronautique.
Le gouverneur de la région du Centre a salué la mobilisation générale. Rendez-vous est pris pour 2026 afin d’améliorer encore les protocoles.

