CSU – Phase 2 : le Littoral renforce l’accès équitable aux soins de santé !

La mise en œuvre de la phase 2 de la Couverture santé universelle (CSU) a franchi une nouvelle étape dans la région du Littoral avec la tenue, ce mercredi 10 décembre 2025, d’un café scientifique à la délégation régionale du ministère de la Santé publique. La rencontre était présidée par le Dr Saurel Ngo’o Mebe, délégué régional de la Santé publique pour le Littoral.

 

En effet, cette activité scientifique et pédagogique a permis de faire le point sur l’état d’avancement de la CSU, d’en rappeler les fondements et d’en présenter les innovations majeures, notamment en matière de santé maternelle et infantile.

Une réforme effective et politiquement assumée

Les autorités sanitaires ont tenu à lever toute ambiguïté : la Couverture santé universelle est effectivement opérationnelle. Le délégué régional a rappelé que le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, avait récemment présidé dans la région les activités marquant le deuxième anniversaire de la CSU, soulignant l’importance stratégique de cette réforme, portée au plus haut niveau de l’État. Selon le Dr Saurel Ngo’o Mebe, il s’agit avant tout de rappeler à l’ensemble des acteurs leur responsabilité dans l’application rigoureuse de cette politique publique, afin que les populations ressentent concrètement les effets de la CSU sur le terrain. Les équipes régionales sont ainsi appelées à veiller à l’exécution stricte des directives ministérielles.

Le chèque santé, un levier pour la santé maternelle

La phase 2 de la CSU s’accompagne de l’introduction du chèque santé, un mécanisme innovant destiné à renforcer la prise en charge des femmes enceintes. Après une première phase expérimentale dans les départements du Moungo et de la Sanaga-Maritime, le dispositif est désormais opérationnel dans le Wouri. D’un coût de 6 000 FCFA, le chèque santé offre un parcours complet de soins comprenant les consultations prénatales, les échographies, l’accouchement, ainsi que la prise en charge intégrale de la césarienne en cas de complications, avec un transfert rapide vers une formation sanitaire adaptée. L’objectif poursuivi est de réduire significativement la mortalité maternelle et néonatale tout en allégeant la charge financière supportée par les familles.

Sensibilisation communautaire et actions de terrain

Dans le cadre des activités programmées au cours de la semaine, des actions de proximité seront conduites auprès des populations. Elles incluent des échanges directs et la distribution de supports d’information visant à rassurer les bénéficiaires quant à l’effectivité de la CSU et à renforcer leur adhésion au programme.

Parallèlement, des descentes de supervision sont prévues dans les formations sanitaires des départements du Moungo, de la Sanaga-Maritime, du Nkam et du Wouri, afin de rappeler aux personnels de santé leurs obligations dans la mise en œuvre du dispositif. Le délégué régional a, à cette occasion, exprimé sa reconnaissance au ministre de la Santé publique pour les importants moyens mobilisés en vue de garantir l’opérationnalisation de la CSU dans la région du Littoral.

Une dynamique engagée depuis 2023

Le point focal régional de la CSU a tenu à préciser que cette réforme est en cours depuis l’année 2023, même si elle peut encore paraître récente pour une partie de l’opinion publique. L’introduction du chèque santé depuis le 10 septembre dernier a, selon lui, donné un nouvel élan au programme, avec des perspectives jugées très prometteuses. Dans cette dynamique, plus de 7 000 cartes CSU seront distribuées dans la région du Littoral, tandis qu’une caravane mobile parcourra les principaux axes de la ville de Douala afin de renforcer l’enrôlement et la sensibilisation des populations.

La gratuité des soins pour les enfants de moins de cinq ans

Prenant la parole lors du café scientifique, le Dr Ongbassomben Sonia épouse Makongo, gynécologue-obstétricienne et médecin-chef, a illustré l’impact concret de la CSU au sein de sa formation sanitaire. Elle a expliqué que tout enfant âgé de zéro à cinq ans est automatiquement enrôlé à la CSU lors de son premier contact avec la structure de santé, s’il ne l’est pas déjà. Après l’enrôlement, l’enfant bénéficie gratuitement de la consultation médicale, des examens de laboratoire et du traitement nécessaire. En cas de paludisme simple, les médicaments sont administrés immédiatement. Lorsqu’il s’agit d’un paludisme grave, l’enfant est hospitalisé et pris en charge jusqu’à sa guérison complète.

Des résultats encourageants pour la phase 1

Les résultats préliminaires de la phase 1 de la CSU témoignent de l’ampleur du programme et de son impact. Près de 4 983 469 personnes ont été enrôlées, dont 4 165 482 effectivement prises en compte, soit 96 % de l’objectif fixé à l’échéance de décembre 2025. Sur le plan curatif, 1 855 094 enfants ont bénéficié de consultations gratuites. Parmi eux, 588 965 enfants de moins de cinq ans ont été traités gratuitement pour un paludisme simple et 456 801 pour un paludisme grave.

À travers cette phase 2, la Couverture santé universelle s’affirme comme un pilier structurant de la politique sanitaire nationale, avec l’ambition d’offrir à toutes les couches de la population un accès équitable, solidaire et durable aux soins de santé.

Potain Georges Likeng

 

Georges Potain

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