À l’occasion de la 77ᵉ Journée internationale des Droits de l’Homme, célébrée le 10 décembre 2025 sous le thème « Droits humains, nos essentiels de tous les jours », le Barreau du Cameroun tire la sonnette d’alarme sur l’état des droits fondamentaux dans le pays après la crise post-électorale du 12 octobre. Arrestations massives, décès et atteintes aux libertés individuelles interrogent la démocratie camerounaise.
Depuis 1948, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme fixe les normes protégeant la liberté, la justice et la dignité de chaque être humain. Cette 77ᵉ célébration rappelle aux Camerounais et aux institutions que ces droits sont universels, inaliénables et s’imposent à tous, y compris aux pratiques culturelles et politiques locales.
Les Pactes internationaux relatifs aux droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels garantissent des libertés essentielles telles que la liberté d’expression, de pensée et de vivre à l’abri de la peur, dès la naissance de chaque citoyen.
Post-élections 2025 : un bilan inquiétant
Le Cameroun a enregistré de graves violations des droits humains après la consultation du 12 octobre 2025 : 2 500 arrestations à travers le territoire, incluant femmes enceintes, enfants et personnes handicapées. Près de 40 décès, en détention ou séquestration, dont le cas emblématique de Monsieur Ekane Anicet. Atteintes aux libertés fondamentales, suscitant inquiétudes et critiques au niveau national et international.
Ces événements révèlent l’importance de respecter les engagements internationaux du Cameroun et de protéger la liberté et la sécurité de chaque citoyen.
Le Barreau du Cameroun : mémoire et vigilance
En hommage au Bâtonnier Yondo Black Mandengue, défenseur historique des droits humains, le Barreau rappelle que Le respect des droits humains n’est pas une option, mais un pilier de la démocratie. L’égalité et la justice doivent être garanties pour éviter tout glissement vers un régime autoritaire
Les forces de sécurité doivent protéger les citoyens et non les cibler. La libération immédiate des détenus post-électoraux est indispensable pour restaurer la confiance.
Vers un Cameroun plus juste et libre
Le Barreau invite le gouvernement et la société civile à promouvoir des actions concrètes et transformatrices pour construire une société où chacun peut vivre sans crainte pour sa liberté, défendre la dignité et les droits fondamentaux de tous et consolider l’État de droit comme socle d’un Cameroun pacifique et juste
La 77ᵉ Journée des Droits de l’Homme rappelle que la liberté et la justice sont des combats quotidiens, nécessitant l’engagement de tous.

