Terrain de la mutuelle CAMAIR : les ex-employés réclament leur patrimoine spolié

Un mouvement d’humeur s’est tenu ce jeudi 11 décembre 2025 dans le quartier Logbessou, situé dans l’arrondissement de Douala 5e. Les ex-agents de la défunte compagnie CAMAIR y ont manifesté pour réclamer la restitution d’un terrain de plus de douze hectares, acquis en 1980 au nom de la mutuelle des agents. Une affaire ancienne qui prend une tournure de plus en plus conflictuelle, les ex-employés dénonçant l’occupation illégale du site par des individus dépourvus, selon eux, de tout titre foncier valable.

À Logbessou, la tension est montée d’un cran. Plus de quarante ans après l’acquisition d’un terrain destiné à leur mutuelle, les ex-agents de la CAMAIR réclament haut et fort la restitution de leur parcelle de 12 hectares, qu’ils estiment illégalement occupée. Décidés à faire entendre leur voix, ils  interpellent désormais les autorités pour mettre fin à un conflit foncier qui n’a que trop duré.

Les manifestants rappellent que ce terrain avait été acquis grâce à des prélèvements effectués sur les salaires des employés de la CAMAIR entre 1972 et 1980. La compagnie avait négocié et acheté la parcelle au profit de la mutuelle, les fonds ayant été directement retenus à la source. Ils estiment donc que ce patrimoine leur revient de droit. « C’est la CAMAIR qui a négocié le terrain pour les agents de la mutuelle. Elle a prélevé l’argent pour l’acheter au nom de la mutuelle », explique Thomas Boudjeka, ancien agent de la compagnie.

Les ex-agents dénoncent également l’attitude de certains particuliers qui auraient acquis des parcelles sur ce terrain sans vérifier la validité des titres de propriété en leur possession. Ils affirment pourtant disposer des documents nécessaires pour établir leur légitimité, notamment un titre foncier légalement inscrit depuis 1980 sur les douze hectares concernés.

Sur le plan judiciaire, plusieurs démarches ont déjà été entreprises. Les manifestants indiquent avoir remporté une première victoire lors d’une audience en référé d’heure à heure devant le tribunal de première instance. Cette décision a ensuite été confirmée par la cour d’appel, confortant ainsi les ex-agents dans leur revendication de propriété.

Malgré ces éléments favorables, les occupants du site refusent toujours de libérer les lieux. Face à cette situation qui perdure, les anciens employés de la CAMAIR,  près de deux mille personnes concernées ont décidé de hausser le ton en organisant ce mouvement d’humeur. Ils demandent aux autorités compétentes d’intervenir pour faire respecter les décisions de justice et permettre la récupération effective de leur terrain.

Ainsi, les ex-agents de la CAMAIR réaffirment leur détermination à récupérer ce terrain acquis il y a plus de quarante ans et appellent les pouvoirs publics à agir pour mettre fin à un différend foncier qui, selon eux, a trop longtemps été négligé.

 

Potain Georges Likeng 

Georges Potain

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