Le Forum Sous-régional consacré au renforcement de la Résilience des Villes et des Écosystèmes Côtiers d’Afrique Centrale s’est ouvert ce jeudi 18 décembre 2025 à Douala. Organisée par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), cette rencontre intervient dans un contexte de vulnérabilité accrue des zones littorales face aux effets du changement climatique.
En effet, Menacées par l’élévation du niveau de la mer, l’érosion côtière et la pression humaine croissante, les villes littorales d’Afrique centrale sont à un tournant décisif. Réunis à Douala du 18 au 19 décembre 2025, décideurs publics, experts et partenaires au développement, sous l’impulsion de la FAO, engagent une réflexion stratégique pour bâtir des villes côtières plus résilientes face à l’urgence climatique.
Une mobilisation multisectorielle autour des enjeux côtiers
Près d’une cinquantaine de participants ont répondu présents, parmi lesquels des maires de villes côtières, des responsables ministériels, des experts environnementaux et des représentants d’organisations sous-régionales telles que la COMIFAC et la CEEAC. La présence d’organisations de la société civile a renforcé l’approche participative des échanges, en intégrant les préoccupations des communautés locales. L’objectif commun est de doter les villes côtières d’outils et de stratégies capables de renforcer leur résilience, tout en améliorant durablement les conditions de vie des populations exposées.
Des vulnérabilités climatiques de plus en plus marquées
Les discussions ont mis en lumière l’ampleur des menaces qui pèsent sur les zones côtières. Élévation du niveau de la mer, inondations récurrentes, érosion du littoral et perte de biodiversité figurent parmi les principaux risques identifiés. Autant de phénomènes qui affectent directement les infrastructures urbaines, les activités économiques et les moyens de subsistance des populations. De plus, les participants ont procédé à une évaluation approfondie de ces vulnérabilités afin d’identifier des réponses concrètes et adaptées aux réalités de chaque pays.
Capitaliser sur les bonnes pratiques et la gouvernance adaptative
Le partage d’expériences réussies a occupé une place centrale dans les échanges. Certaines initiatives locales en matière de planification urbaine, de gestion intégrée des zones côtières et de protection des écosystèmes ont été présentées comme des modèles inspirants. C’est pourquoi ces bonnes pratiques visent à renforcer la gouvernance adaptative et à soutenir l’élaboration de politiques publiques plus efficaces, fondées sur l’anticipation des risques climatiques et l’implication des acteurs locaux.
Financer l’adaptation et renforcer les capacités locales
La question du financement de la résilience climatique a suscité de nombreux débats. Les participants ont exploré différentes pistes, notamment les partenariats public-privé, l’accès aux financements climatiques internationaux et le soutien aux initiatives communautaires. Parallèlement, le renforcement des capacités techniques et institutionnelles des collectivités locales a été identifié comme un levier essentiel pour la mise en œuvre effective des stratégies d’adaptation.
Vers un réseau sous-régional de coopération climatique
La création d’un réseau sous-régional et d’une plateforme d’échanges a été évoquée comme un outil clé pour consolider la coopération entre les pays d’Afrique centrale. Ce mécanisme permettra de pérenniser le dialogue, de mutualiser les connaissances et de coordonner les actions face à des défis climatiques transfrontaliers.
La FAO en appui aux États d’Afrique centrale
Ainsi, à travers ce forum, la FAO réaffirme son engagement à accompagner les pays d’Afrique centrale dans la lutte contre le changement climatique. En favorisant la synergie entre gouvernements, organisations régionales, collectivités territoriales et société civile, l’institution onusienne entend impulser une dynamique durable en faveur de la protection des villes et des écosystèmes côtiers. Les travaux de Douala constituent ainsi une étape déterminante vers une gouvernance intégrée et inclusive, capable de renforcer la résilience climatique des zones littorales et de préserver les populations face aux défis environnementaux croissants.

