Au cœur de la capitale camerounaise, les engins s’activent et le paysage urbain se métamorphose. Ce mardi, Célestine Ketcha Courtès, ministre de l’Habitat et du Développement urbain, accompagnée de Sylvain Riqier, ambassadeur de France au Cameroun, a effectué une visite de terrain approfondie des chantiers du projet Yaoundé-Cœur-de-Ville et de réhabilitation des voiries structurantes.
Cette descente conjointe a permis aux deux personnalités d’échanger dans une ambiance conviviale sur l’impact concret de ces travaux titanesques pour les populations de la capitale.
Un parcours exhaustif à travers la ville en chantier
Du site de valorisation des déchets de Nséméon 2 aux travaux d’aménagement des axes Ngouf Eligmfa-Imban, en passant par plusieurs tronçons stratégiques, l’inspection a couvert l’ensemble du dispositif : Carrefour Messa, marché Mokolo, entrée de l’hôpital central, résidence du Premier ministre, entrée arrière de l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM), intersection rue Quartier Général.

Cette tournée exhaustive visait à apprécier l’état d’avancement des travaux et à mesurer l’impact réel de ce vaste programme d’aménagement urbain.
L’ambassadeur de France affiche son optimisme
Sylvain Riqier n’a pas caché sa satisfaction face aux réalisations observées : « Ça permet de voir les choses, de voir comment elles se déroulent et moi aujourd’hui ce que je vois est plutôt positif. »
Le diplomate français reconnaît les désagréments temporaires causés par les travaux, tout en invitant les habitants à se projeter dans l’avenir : « C’est vrai qu’il y a des désagréments mais comme toujours quand vous faites des travaux, il faut se projeter à un horizon d’un an, un an et demi, ça facilitera vraiment la vie des gens, j’en suis profondément persuadé. »
40 milliards FCFA pour transformer Yaoundé
Le projet Yaoundé-Cœur-de-Ville bénéficie d’un financement de plus de 40 milliards de francs CFA octroyé par la France à travers l’Agence française de développement (AFD). Cet investissement massif vise à répondre aux défis croissants de mobilité et à la dégradation avancée des infrastructures routières dans la capitale.

« Le problème de financement ne se pose pas, mais il faut que le planning soit resserré pour permettre à ce que d’ici la fin de 2026, au plus tard premier trimestre de 2027, cette transformation profonde de la ville de Yaoundé, cité capitale voulue par le président de la République et annoncée aux Camerounais soit une réalité », a martelé Célestine Ketcha Courtès.
Une vision présidentielle en cours de réalisation
Le ministre de l’Habitat rappelle que ce projet répond à une volonté politique forte du président de la République, qui a promis aux Camerounais une capitale modernisée et fonctionnelle. Les travaux en cours incarnent cette ambition de faire de Yaoundé une véritable métropole africaine du XXIe siècle.
L’urgence affichée par la ministre témoigne de la pression exercée pour respecter les délais et concrétiser rapidement les promesses faites aux populations.

Des bénéfices multiples attendus
À terme, ces travaux d’envergure devraient transformer durablement le visage de Yaoundé en produisant plusieurs effets positifs :
Facilitation des déplacements dans une ville confrontée à une croissance démographique rapide. Amélioration de la fluidité de la circulation pour réduire les embouteillages chroniques qui paralysent la capitale. Renforcement de l’attractivité urbaine pour positionner Yaoundé comme hub régional. Amélioration de la sécurité routière au bénéfice des usagers et des riverains.
Une coopération franco-camerounaise exemplaire
Cette visite conjointe illustre la solidité du partenariat entre le Cameroun et la France dans le domaine du développement urbain. L’AFD s’affirme comme un partenaire privilégié dans la modernisation des infrastructures camerounaises.
La présence de l’ambassadeur de France aux côtés du ministre camerounais témoigne de l’importance stratégique accordée par Paris à ce projet, qui dépasse la simple dimension technique pour revêtir une signification diplomatique.
Le défi du calendrier
Malgré l’optimisme affiché, le respect du calendrier annoncé constitue un défi majeur. Les autorités camerounaises devront maintenir un rythme soutenu pour livrer l’ensemble des infrastructures d’ici fin 2026 ou début 2027.
Les habitants de Yaoundé, qui supportent quotidiennement les désagréments des chantiers, attendent impatiemment de voir leur capitale transformée comme promis. La réussite de ce projet sera jugée autant sur la qualité des réalisations que sur le respect des délais annoncés.

