Assassinats ciblés, massacres de civils, tortures… Durant la décolonisation, le Cameroun a été le théâtre d’une répression implacable, orchestrée avec la participation active de la France. De Ruben Um Nyobè au massacre de Yogandima, retour sur ces crimes politiques, militaires et d’État qui continuent de hanter la mémoire nationale.
Le crime dans son étymologie est une violation particulièrement grave , attentatoire à l’ordre et la sécurité, contraire aux valeurs admises, réprouvé par la conscience et puni par les lois.
Techniquement, le crime est une espèce d’infraction pénale, appartenant à la catégorie des plus graves d’entre elles.
Toutefois, rappelons qu’il existe plusieurs types de crimes.
La suite de notre analyse consiste dans ce sens , à présenter les différents types de crimes pilotés par la France au Cameroun, durant la décolonisation au Cameroun.
Crime politique : c’est un crime dont le mobile à un caractère politique ou idéologique. Comme exemple, nous pouvons citer l’assassinat de Ruben UM NYOBE et la décapitation d’OSENDE AFANA. Ils ont tous perdu leur(s) vie(s)du fait de leur(s) position (s) politique (s) et idéologique (s). Pour UM NYOBE par exemple, le Cameroun devait se réunir avant l’indépendance. Quand à OSENDE AFANA, l’indépendance du Cameroun devait s’accompagner d’une indépendance monnaitaire.
Crime de guerre: c’est une violation du droit de la guerre , d’une gravité particulière. Ici nous citons le massacre de près de 800 civils le 02 mars 1962 à Yogandima.
Crime contre l’humanité : ce sont des actes de violences(meutre, torture, viol, esclavage….) Commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique contre une population civile. Comme exemple, nous pouvons citer le fameux train de la mort qui, le 1er février 1962, à la gare de Douala, embarque un groupe de 52 nationalistes camerounais dans un wagon métallique dont la porte est verrouillé. Quand le train arrive à Yaoundé, au début de la soirée, 25 cadavres tous asphyxiés.
Crime d’État: c’est un crime commis par un ou des représentants élus ou désignés d’un État souverain. Il est perpétré par les moyens qui relèvent de l’autorité souveraine, comme l’administration et les forces armées.
La fusillade d’Ernest OUANDIE peut être pris ici comme exemple.
PAR PAUL STÉPHANE MENOUNGA, politologue

