Le samedi 25 avril 2026, à Mambanda derrière le New Stade à Bonabéri (Douala IV), l’association Havre de Paix a organisé la première édition de son initiative caritative « Un Jour pour donner ». Portée par sa coordination régionale du Littoral, l’opération a permis d’apporter des dons alimentaires et des présents à des enfants et des familles vulnérables, avec le soutien de partenaires et d’acteurs institutionnels.
Dès les premières heures de la cérémonie, le ton est donné. Sous la présidence de Judith Atemafack, représentante du Centre de Jeunesse et d’Animation de Douala IV et du délégué d’arrondissement auprès du ministère de la Jeunesse et de l’Éducation civique, l’événement s’ouvre par l’exécution de l’hymne national. Le pasteur Elele François, chef de district des Églises adventistes du 7e jour de Bonabéri district, prononce ensuite le mot d’ouverture, saluant une initiative « porteuse d’espoir pour les communautés ».

Au cœur de cette action : les enfants. Initialement, une trentaine avait été identifiée. Mais face à l’affluence, les organisateurs ont fait le choix de l’inclusion. « Nous ne pouvions pas donner à certains et laisser d’autres de côté. Tous les enfants présents sont repartis avec au moins un paquet », explique Élise Tcheukam, présidente régionale de l’association Havre de Paix pour le Littoral. Friandises, biscuits et petites attentions ont ainsi été distribués dans une ambiance festive, ponctuée de sourires et de moments de partage.
Au-delà des cadeaux destinés aux plus jeunes, l’association a également voulu répondre aux besoins essentiels des familles. Des denrées de première nécessité notamment du riz, des spaghettis et du sel ont été remises aux bénéficiaires. Un geste modeste, mais significatif dans un contexte où de nombreuses familles peinent à subvenir à leurs besoins quotidiens. « Pour cette première édition, il s’agissait avant tout d’apporter du réconfort et de redonner le sourire », confie une responsable de l’organisation.

La réussite de l’événement repose aussi sur l’engagement de plusieurs partenaires, parmi lesquels Tradex Cameroun, Transit Time et Up Confort. Leur accompagnement a permis de mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre de cette action sociale. Les organisateurs ont tenu à leur exprimer leur gratitude, ainsi qu’au parrain de cette première édition.
Dans un esprit d’ouverture, les bénéficiaires n’étaient pas exclusivement issus d’une communauté religieuse. Bien que l’activité se soit déroulée en lien avec l’Église adventiste du septième jour de Bonabéri, elle a également concerné des familles venues d’horizons divers, illustrant la volonté de l’association de promouvoir le vivre-ensemble et la solidarité sans distinction.

Organisation à but non lucratif basée à Yaoundé, Havre de Paix s’est donnée pour mission d’agir concrètement en faveur des jeunes et des populations vulnérables. À travers des actions sociales, éducatives et d’insertion, elle entend lutter contre la précarité et la délinquance juvénile, tout en promouvant des valeurs de responsabilité et de leadership. Son engagement se résume dans un slogan : « Agir pour les jeunes ».
Présente à la cérémonie, Haddija Idrissou, Flower Pdt CNJC Douala IV, a salué l’initiative et réaffirmé le soutien de son institution aux actions citoyennes portées par les jeunes. « Le CNJC accompagne les associations de jeunesse engagées sur le terrain. Havre de Paix montre l’exemple, et nous serons à leurs côtés pour les prochaines initiatives », a-t-elle déclaré.

De son côté, le président national de l’association, Idriss Kamgang, a rappelé la motivation profonde de cet engagement : « La jeunesse a besoin de soutien et d’encadrement. C’est pour elle que nous agissons. Ce type d’initiative traduit notre volonté de contribuer à un avenir meilleur. »
Rythmée par des prestations de groupes de danse, la cérémonie s’est poursuivie par la remise des dons, avant de s’achever sur une photo de famille réunissant organisateurs, partenaires et bénéficiaires. Un moment symbolique qui vient clore une journée placée sous le signe du partage.

Avec cette première édition réussie, l’association Havre de Paix pose les bases d’un rendez-vous appelé à s’inscrire dans la durée. « Un Jour pour donner » pourrait ainsi devenir, au fil des années, un levier d’action sociale plus large, au service des communautés les plus fragiles.


