Can 2025: Mohammed Salah et sa dernière danse

Can 2025: Mohammed Salah et sa dernière danse

Sept CAN gagnées. Record absolu. L’Égypte est la nation la plus titrée du continent. Les Pharaons ont dominé le football africain pendant des décennies. 1957, 1959, 1986, 1998, 2006, 2008, 2010. Sept sacres. Une légende. Une histoire. Mais ça, c’était avant. Depuis 2010, plus rien. Le désert absolu. Quinze ans sans trophée continental.

Mohamed Salah arrive au Maroc avec un statut particulier. À 33 ans en décembre 2025, ce sera peut-être sa dernière CAN. Sa dernière chance de décrocher le seul trophée majeur qui manque à son palmarès. Il a tout gagné en club : Premier League avec Liverpool, Ligue des Champions, Coupes nationales. Il a été meilleur buteur, meilleur joueur, icône mondiale. Mais la CAN lui échappe encore.

Les fantômes de 2021

2021, finale contre le Sénégal. Penalties. Salah rate son tir. Sadio Mané marque le sien. Le Sénégal explose de joie. L’Égypte pleure. Salah, inconsolable, regarde ses coéquipiers s’effondrer. Ce soir-là, quelque chose s’est brisé. Une certitude s’est fissurée. Le doute s’est installé.

Depuis, Salah joue chaque match de sélection avec cette blessure invisible. Cette frustration profonde. Cette obsession du titre qui ne vient jamais. Les bookmakers le donnent favori pour le titre de meilleur buteur de cette CAN 2025.

L’Égypte, cette énigme permanente

Mais l’Égypte, elle, reste une énigme. Capable du meilleur comme du pire. Capable de dominer pendant 70 minutes et de s’effondrer en 20. Capable de battre n’importe qui et de perdre contre n’importe qui. L’Égypte moderne, ce n’est plus la machine implacable des années 2000. C’est une équipe qui fonctionne à l’émotion, aux individualités, aux coups d’éclat.

Dans le groupe B face à l’Afrique du Sud, l’Angola et le Zimbabwe, les Pharaons sont évidemment favoris. Mais le football africain se moque des pronostics. Et Salah le sait. Il sait qu’il devra porter tout un pays sur ses épaules. Comme d’habitude. Il sait que chaque penalty, chaque occasion ratée, chaque contre-performance sera scrutée, analysée, critiquée.

La cruelle ironie du destin

Et si les Pharaons s’effondrent en quarts de finale ? Si Salah se retrouve encore une fois à regarder un autre soulever le trophée ? Il devra accepter cette cruelle réalité : on peut être l’un des plus grands joueurs de sa génération et ne jamais gagner avec sa sélection. Messi l’a vécu pendant des années avant 2021. Lewandowski le vit encore. Kane aussi.

Le football, parfois, c’est juste cruel. Tu peux tout donner, te battre comme un lion, porter ton équipe à bout de bras. Et quand même finir les mains vides. Salah le sait. Mais il revient. Encore. Toujours. Parce qu’au fond, c’est exactement ce qui fait les légendes : cette capacité à se relever après chaque échec. Cette obsession qui ne s’éteint jamais. Cette conviction profonde qu’un jour, peut-être, les dieux du football finiront par sourire.

La Rédaction

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