Sans surprise, le Conseil régional du Centre a choisi la continuité. Réuni le 16 décembre, l’organe délibérant a renouvelé sa confiance à Gilbert Tsimi Evouna, reconduit pour un second mandat de cinq ans à la tête de l’institution. Une élection sans heurts, organisée dans un climat serein et sous le regard du gouverneur de la région du Centre, qui consacre le maintien d’un leadership déjà éprouvé.
Pionnier de l’exécutif régional depuis la mise en place des conseils régionaux en 2020, Gilbert Tsimi Evouna s’impose une nouvelle fois avec une large majorité. Sur les 90 conseillers que compte l’institution, 87 ont porté leur choix sur le président sortant, contre deux bulletins nuls et une abstention. Un score sans appel, révélateur d’un consensus interne autour de son bilan et de sa vision.
Son premier mandat a été marqué par une intense activité de plaidoyer en faveur de la décentralisation effective. Multipliant les prises de parole, l’ancien délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé n’a cessé d’insister sur la nécessité de doter les régions de moyens financiers et opérationnels à la hauteur de leurs compétences. Un combat qu’il entend poursuivre, cette fois avec l’expérience d’un premier cycle institutionnel arrivé à maturité.
Pour l’épauler, un bureau renouvelé mais largement inscrit dans la continuité a été mis en place. Jean-Claude Sanama Nkono, originaire de Bokito dans le Mbam-et-Inoubou, conserve son poste de premier vice-président. Le commandement traditionnel y occupe une place de choix, avec la présence de Leurs Majestés Joseph Assogo Nana, vice-président, et Henri Bessala Bessala, secrétaire. Deux questeurs complètent l’équipe dirigeante : Edouard Oum, du Nyong-et-Kelle, et Alima Nga, de la Lékié.
Natif d’Oyom-Abang, dans l’arrondissement de Yaoundé VII, Gilbert Tsimi Evouna reste une figure bien connue de la scène administrative et politique camerounaise. Ancien cadre du ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, il a durablement marqué la gouvernance de la capitale, à laquelle il a contribué à donner un visage plus moderne durant son passage à la tête de la Communauté urbaine de Yaoundé. Militant de longue date du RDPC, il affiche également un parcours reconnu sur le plan international, notamment comme ancien membre d’honneur de l’Association internationale des maires francophones.
Avec ce second mandat, le président du Conseil régional du Centre ouvre un nouveau chapitre, attendu comme celui de la consolidation. Dans un contexte où la décentralisation reste un chantier en construction, l’exécutif régional est désormais jugé sur sa capacité à transformer les promesses institutionnelles en résultats tangibles pour les populations.

