Un soir où le temps s’est arrêté. Au bout d’une finale irrespirable, la Panthère sportive du Ndé a décroché la Coupe du Cameroun pour la troisième fois de son histoire, au terme d’une séance de tirs au but cruelle pour la Colombe sportive du Dja et Lobo, tenante du titre. Une victoire au caractère, à l’âme, gravée à jamais dans la mémoire des supporters.
Il y avait de la nervosité dans l’air, des regards lourds et des jambes qui tremblaient à peine. Face à une Colombe sportive du Dja et Lobo sûre de sa force et forte de son statut de championne sortante, la Panthère sportive du Ndé savait qu’elle n’avait pas droit à l’erreur.
Pendant 90 minutes, le match a tenu toutes ses promesses. Intense, engagé, parfois rugueux, mais surtout équilibré. Les occasions s’enchaînent, les défenses plient sans rompre, et au coup de sifflet final du temps réglementaire, le score est sans appel : 1-1, balle au centre. Impossible de départager ces deux combattants.
Quand les nerfs parlent plus fort que les jambes
Il a donc fallu en passer par la science fatidique des tirs au but. Cet exercice où la lucidité compte autant que le talent. Et dans ce moment suspendu, la Panthère du Ndé a montré ce qui fait les grandes équipes : le sang-froid.
Plus précis, plus sereins, les Panthères transforment leurs tentatives pendant que la Colombe vacille. Le verdict tombe, brutal mais juste : le Ndé est champion.
Une communion populaire inoubliable
Dès le dernier tir au but, c’est l’explosion. Les supporters, submergés par l’émotion, envahissent les tribunes puis le terrain. Cris, larmes, chants, drapeaux brandis à bout de bras. Une fête populaire, brute, sincère. Celle qu’on ne scénarise pas.
Le sacre de la maturité
Ce troisième titre n’est pas un accident. Il vient couronner une saison exceptionnelle, portée par un groupe soudé, un encadrement solide et un projet qui s’inscrit désormais dans la durée. Sous l’impulsion de figures comme Chris Echan, la Panthère sportive du Ndé confirme qu’elle n’est plus un outsider romantique, mais bien une référence du football camerounais.
Bangangté peut dormir tranquille. Sa Panthère a encore rugi. Et fort.

