À Kribi, le Port autonome et le Feicom ont uni leurs signatures comme on scelle un destin. Leur protocole d’accord ne se limite pas à des mots : il trace les lignes d’une zone industrielle intégrée, promesse de nouveaux investissements, d’emplois et d’un Cameroun tourné vers l’avenir.
Mardi, dans la lumière saline de Kribi, l’encre a coulé comme un serment. Patrice Melom, Directeur général du Port autonome de Kribi, et Philippe Akoa, Directeur général du Feicom, ont scellé une alliance stratégique. Dans une salle de réunion au parfum de solennité, les deux institutions ont lié leur destin industriel, offrant à la ville balnéaire un rôle central dans la transformation économique du pays.
La zone industrielle intégrée : colonne vertébrale du projet
Au cœur de cette entente se dresse la zone industrielle intégrée du port de Kribi. Ici, la mer ne se contente plus d’accueillir les cargos, elle nourrit un rêve d’usines, de chaînes de production et de logistique de pointe. Pour y parvenir, PAK et Feicom comptent activer l’Initiative de financement des investissements publics et privés (Ifi2p) et puiser dans une « banque de projets » numérique. Cette mécanique doit transformer les promesses en machines, les discours en infrastructures, et les intentions en emplois.
Kribi, poumon maritime et industriel
Avec ses 15 000 hectares, le Port de Kribi s’étend tel un géant face à l’Atlantique. Déjà, 53 projets industriels y sont autorisés et près de 400 milliards FCFA y ont afflué depuis 2018. Des usines de cacao, de ciment et de farine y dressent leurs silhouettes, témoins d’une vitalité nouvelle. La réception récente de la phase 2 du port, avec ses équipements modernisés, a renforcé son rôle de hub incontournable pour l’Afrique centrale, véritable poumon maritime où transitent ambitions et marchandises.
Une marée porteuse pour le Cameroun
Ce protocole PAK–Feicom est plus qu’un document administratif : c’est une passerelle entre le large et l’arrière-pays. En alliant infrastructures modernes, financements solides et gouvernance partagée, il promet une industrialisation inclusive et durable. L’océan, désormais, ne sera plus seulement frontière : il devient tremplin. Les bénéfices attendus s’étendront bien au-delà de Kribi, irriguant les villes et villages du Cameroun en emplois, innovation et croissance.

