Palmes académiques : la France distingue Paul GUIMEZAP, bâtisseur de l’Institut Universitaire de la Côte

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Une page mémorable s’est écrite dans l’histoire de l’enseignement supérieur privé camerounais ce mardi 09 décembre 2025 au campus de Logbessou de l’Institut Universitaire de la Côte (IUC), dans l’arrondissement de Douala 5ᵉ. Son promoteur, Paul GUIMEZAP, a été solennellement élevé au rang de Chevalier de l’Ordre des Palmes académiques, l’une des distinctions les plus prestigieuses de la République française dans le domaine de l’éducation et du savoir. La cérémonie, empreinte de solennité et de reconnaissance, s’est déroulée en présence des autorités administratives, municipales et académiques, ainsi que du représentant du ministre de l’Enseignement supérieur, sous la présidence de Son Excellence Sylvain Riquier, ambassadeur de la République française accrédité au Cameroun.

 

Créé en 1808, l’Ordre des Palmes académiques récompense les personnalités qui se distinguent par leur engagement remarquable en faveur de l’éducation, de la transmission du savoir et du rayonnement intellectuel. Dans son allocution, l’ambassadeur de France a souligné le caractère prestigieux de cette distinction, rappelant qu’elle honore « les femmes et les hommes qui consacrent leur vie à former, à innover et à préparer l’avenir des jeunes générations ». Il a salué la trajectoire exemplaire de Paul GUIMEZAP, dont le parcours professionnel et académique incarne ces valeurs.

Une vision née d’un constat social et économique

Fondé en l’an 2000 par Paul GUIMEZAP, l’Institut Universitaire de la Côte s’est progressivement imposé comme le leader de l’enseignement supérieur privé au Cameroun.

À l’origine de cette aventure, un constat préoccupant : l’inadéquation croissante entre les formations offertes par le système éducatif et les exigences réelles du marché de l’emploi, obligeant de nombreuses entreprises à recourir à une main-d’œuvre étrangère, au détriment d’une jeunesse locale pourtant dynamique et sous-exploitée.

Pour répondre à ce défi, Paul GUIMEZAP crée d’abord le Centre d’Enseignement et de Formation Technique Industrielle (CEFTI). Aujourd’hui fort d’environ 1 900 élèves, le CEFTI propose une formation professionnelle pratique et concrète, parfaitement alignée sur les besoins industriels. Les apprenants y sont préparés aux diplômes nationaux tels que le CAP, le Probatoire et le Baccalauréat technologique, avec pour objectif prioritaire une insertion professionnelle rapide et durable, voire l’auto-emploi.

La naissance de l’ISTDI et la montée en puissance de l’IUC

Fort du succès du CEFTI et face aux sollicitations croissantes des entreprises, des parents et des étudiants en quête de qualifications supérieures, Paul GUIMEZAP va plus loin en créant, en 2002, l’Institut Supérieur des Technologies et du Design Industriel (ISTDI), sous les autorisations officielles du ministère de l’Enseignement supérieur. L’ISTDI repose sur trois grands axes de formation :

Une voie courte et directe, destinée à la formation de techniciens supérieurs opérationnels en deux ans ;

Une voie longue, orientée vers l’ingénierie, débutant par deux années de classes préparatoires, offrant ainsi une alternative locale à l’expatriation précoce ;

Une voie intermédiaire, axée sur la formation professionnelle par alternance, débouchant notamment sur l’obtention d’une licence professionnelle.

Une institution en expansion continue

L’ambition de l’IUC ne cesse de s’élargir. En 2012, un nouveau campus est ouvert à Akwa, au cœur de la ville de Douala. En 2023, l’institution s’étend à Dschang, renforçant son implantation nationale.

Plus récemment, un nouveau campus moderne a été inauguré à Bonamoussadi, à Douala, jouxtant la Mairie de Douala 5ᵉ. Dès janvier 2026, ce site abritera un vaste programme de formation de 500 femmes entrepreneures, fruit d’une coopération entre l’IUC et l’organisme canadien SAVOIRSPHERE.

Aujourd’hui, l’IUC, ce sont :

une cinquantaine de conventions de partenariat actives ; plus de 10 000 étudiants en formation ; des milliers de diplômés insérés dans le tissu socio-professionnel ; 1 126 étudiants ayant bénéficié des parcours internationaux ; 127 étudiants étrangers, faisant de l’IUC un pôle académique à vocation internationale.

Un hommage empreint de reconnaissance

Prenant la parole, Paul GUIMEZAP a confié que sa sélection parmi les récipiendaires de cette distinction lui avait été notifiée deux ans plus tôt par les autorités françaises, par l’entremise de l’ambassade de France au Cameroun. Il a exprimé sa profonde gratitude à la République française, tout en saluant le soutien constant des autorités camerounaises : « Sans leur accompagnement et les autorisations accordées, cette œuvre éducative n’aurait jamais vu le jour », a-t-il déclaré.

Une cérémonie riche en symboles

La cérémonie s’est achevée par la remise de distinctions à plusieurs personnalités présentes, suivie d’une visite guidée des infrastructures du campus de Logbessou, illustrant concrètement le dynamisme, la modernité et l’ambition de l’Institut Universitaire de la Côte.

Avec cette distinction, la France consacre un homme de vision et d’engagement, et reconnaît l’œuvre durable d’un bâtisseur dont l’action contribue, jour après jour, à former une jeunesse compétente, innovante et ouverte sur le monde.

Potain Georges Likeng 

 

 

Georges Potain

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