À six semaines du scrutin du 12 octobre, le groupe de Douala tente de fédérer l’opposition autour d’un candidat consensuel. Réunis au siège du Manidem à Akwa, ses leaders ont présenté ce mercredi les nouveaux ralliements et leur stratégie : unité, contrôle des bureaux de vote et gouvernement d’union nationale.
La dynamique prend de l’ampleur. Le groupe de Douala accueille deux nouveaux mouvements : Soif d’Afrique et les Partisans du Changement au Cameroun (LPCC). Leur objectif : bâtir une candidature commune capable de rivaliser avec le pouvoir en place.
Pour Vincent Kondjock du LPCC il est question de « contrôler au moins 30 000 bureaux de vote.» « Car Aucun parti politique n’est capable, seul, d’en couvrir 10 000. Mais la mutualisation permettra de le faire. »
« Une victoire viendra de l’unité »
Face à la presse, les responsables du groupe ont insisté sur le mot d’ordre : unité ou rien. Pour eux, seule une candidature partagée, adossée à un projet commun et à un contrôle vigilant des élections, peut ouvrir la voie à une alternance.
Sam Baka enfonce le clou : « Le peuple demande aujourd’hui de se mobiliser pour quelque chose qui gagne. Il faut renverser la vapeur, changer de paradigme et arriver à ce consensus. »
L’espoir d’un consensus malgré les obstacles
Le chemin est périlleux, reconnaissent les acteurs, mais pas impossible. Anicet Ekane appelle les Camerounais à garder espoir : « On y arrivera. Nous disons aux Camerounais d’aller chercher leurs cartes électorales et d’attendre que tout cela soit ficelé de manière sérieuse. »
Cette mobilisation vise non seulement la présidentielle, mais aussi un projet de société : mettre fin aux lois jugées liberticides et obtenir la libération des prisonniers politiques et d’opinion.
Vers un sursaut citoyen ?
Au-delà des calculs électoraux, la conférence de presse de Douala trace une ligne claire. Celle de construire une alternative crédible par la mobilisation populaire et la convergence des forces. À mesure que le 12 octobre approche, l’opposition joue son va-tout pour transformer le rêve d’un candidat unique en réalité politique.

